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Après les engagements pris lors de la COP16 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), tenue à Riyad en décembre 2024, la communauté internationale se tourne désormais vers Oulan-Bator, en Mongolie, qui accueillera la COP17 en août 2026. Placée sous le thème « Restaurer la terre. Restaurer l’espoir », cette nouvelle conférence mondiale ambitionne d’accélérer les actions en faveur de la restauration des terres, de la résilience face à la sécheresse et de la préservation des écosystèmes pastoraux.Réunie du 2 au 13 décembre 2024 à Riyad, en Arabie saoudite, la seizième Conférence des Parties (COP16) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a constitué un tournant majeur dans la gouvernance mondiale des terres. Organisée sous le thème « Notre terre. Notre avenir. », cette conférence a marqué le 30ᵉ anniversaire de la Convention et est devenue la plus importante conférence des Nations Unies jamais consacrée aux terres.La CNULCD, l’une des trois Conventions de Rio aux côtés des conventions sur le climat et la biodiversité, réunit 197 Parties, dont 196 États et l’Union européenne. Elle constitue le principal cadre international de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et les effets de la sécheresse.Une COP17 placée sous le signe de l’espoirLa dix-septième Conférence des Parties (COP17), prévue en août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, se déroulera autour du thème « Restaurer la terre. Restaurer l’espoir ». Elle entend consolider les acquis de Riyad en favorisant des investissements accrus, des politiques ambitieuses et des actions concrètes au bénéfice des populations et des écosystèmes.Cette conférence revêt une importance particulière puisqu’elle coïncide avec l’Année internationale des parcours et des pasteurs (AIP 2026), proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies et portée par la Mongolie. L’objectif est de placer les parcours pastoraux et les communautés qui en dépendent au cœur des politiques de restauration des terres.Les pâturages couvrent plus de la moitié des terres émergées de la planète. Ils assurent les moyens de subsistance directs d’environ 500 millions de personnes et contribuent à près d’un sixième des besoins nutritionnels mondiaux. Pourtant, ces espaces figurent parmi les écosystèmes les plus dégradés et les moins valorisés.Au-delà de leur rôle dans la production alimentaire, ils participent à la préservation de la biodiversité, à la régulation de l’eau, au stockage du carbone et à la sauvegarde d’un patrimoine culturel porté depuis des siècles par les communautés pastorales.Dans la perspective de la COP17, la Caravane de la Route de la Soie symbole du passage de Riyad à Oulan-Bator servira de fil conducteur entre Riyad et Oulan-Bator. Ce voyage symbolique à travers l’un des plus anciens corridors d’échanges du monde mettra en lumière les paysages pastoraux, les initiatives de restauration des terres ainsi que les expériences des communautés vivant dans les zones arides.L’initiative vise à donner une visibilité internationale aux parcours pastoraux, à valoriser les savoirs traditionnels des éleveurs et à présenter des solutions éprouvées conciliant restauration des terres, sécurité alimentaire et développement rural.En préparation de la COP17, la Mongolie a engagé plusieurs initiatives nationales illustrant son ambition en matière de restauration des terres. Une mobilisation nationale en Mongolie parmi elle figure la campagne présidentielle « Un milliard d’arbres », lancée en 2021, qui vise la plantation d’un milliard d’arbres d’ici à 2030.Le pays a également renforcé la participation des jeunes et des citoyens grâce à des dialogues nationaux, notamment à travers le forum Youth4Land. Par ailleurs, le Conseil des entreprises de Mongolie mobilise le secteur privé autour de l’initiative Business4Land de la CNULCD afin d’encourager les investissements privés en faveur d’une gestion durable des terres.Des attentes fortes pour la COP17 où pendant deux semaines, la conférence réunira chefs d’État, ministres, scientifiques, représentants de la société civile, organisations internationales, secteur privé et communautés locales. Les travaux porteront notamment sur la résilience face à la sécheresse, la gestion durable des parcours, les systèmes alimentaires, la santé des sols, le financement, l’innovation et le renforcement du dialogue entre science et politiques publiques.Au-delà des négociations officielles, la COP17 ambitionne de susciter une mobilisation mondiale en faveur de la restauration des terres, en faisant des parcours pastoraux et des communautés qui les préservent des acteurs essentiels de la lutte contre la désertification et du développement durable.Babaclimat Journal Agropasteur

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