Le Point focal de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD/UNCCD) au Sénégal, le colonel Babacar Dione, a informé au cours d’un brifing la participation du Sénégal aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties (COP17), qui se tient actuellement à Oulan-Bator, en Mongolie.
Dans le cadre de cette rencontre internationale consacrée à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, une concertation francophone est prévue ce lundi 24 août 2026.
Cette rencontre, organisée à l’intention des points focaux et des chefs de délégation des pays francophones, vise notamment à faire le point sur l’état des négociations au terme de la première semaine de la COP17 et à examiner les principales attentes en perspective du segment de haut niveau.
Prévue dans la matinée la concertation se tiendra dans la salle MET-17, en zone C. Elle constitue un espace d’échanges entre les délégations francophones afin de partager les informations sur l’évolution des négociations et de favoriser une meilleure coordination des positions.
Le colonel Babacar Dione, en sa qualité de Point focal de l’UNCCD au Sénégal, est ainsi appelé à contribuer aux échanges et à faire valoir les préoccupations et priorités du Sénégal dans les discussions relatives à la gestion durable des terres, à la lutte contre la désertification et à la résilience face à la sécheresse.
Mobiliser les financements pour accélérer la restauration des terres
En marge de cette concertation, les participants à la COP17 sont également invités à prendre part à un panel consacré aux partenariats et à l’accès aux financements pour accélérer la mise en œuvre des cibles de neutralité en matière de dégradation des terres (NDT).
Cette session consacrée à la finance se déroule ce lundi 24 août 2026, en zone verte. Elle met l’accent sur la mobilisation des ressources financières et le développement de partenariats nécessaires à la réalisation des objectifs de restauration et de gestion durable des terres.
La question du financement constitue en effet un enjeu majeur pour les pays sahéliens, particulièrement exposés aux effets de la dégradation des terres, de la sécheresse et des changements climatiques. Pour le Sénégal et les autres pays de la région, l’accès à des financements adaptés demeure déterminant pour renforcer les investissements dans la restauration des terres, la gestion durable des ressources naturelles et la résilience des communautés.
Un appui de l’espace francophone aux négociations a travers cette concertation francophone qui s’inscrit dans une démarche d’accompagnement des délégations francophones engagées dans les négociations de la COP17.
L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) met notamment à leur disposition un guide des négociations de la 17e session de la COP ainsi qu’un résumé à l’intention des décideurs, afin de faciliter la compréhension des principaux enjeux et des dossiers examinés.
À travers ces différents espaces d’échanges, les délégations francophones entendent renforcer leur coordination et leur capacité à porter des positions communes sur les grands enjeux de la lutte contre la désertification, de la restauration des terres et de la gestion durable des ressources naturelles.
Pour le Sénégal, sa participation selon le Point focal national, le colonel Babacar Dione, témoigne de l’importance accordée aux négociations de la COP17 et aux enjeux liés à la restauration des terres et à la lutte contre la dégradation des écosystèmes, particulièrement dans les zones sahéliennes.
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