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La société civile africaine est fortement mobilisée à la 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de l’UNCCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator. Parmi les organisations engagées dans cette dynamique figure l’Association Nigérienne des Scouts de l’Environnement (ANSEN), qui participe aux travaux de la conférence au nom de la société civile nigérienne.Conduite par sa présidente, Mme Noura Fatchima Djibrilla, l’ANSEN entend faire entendre, au sein de ce grand rendez-vous mondial, les préoccupations des communautés confrontées quotidiennement à la dégradation des terres, à la désertification et aux effets de la sécheresse.Pour le Niger, pays particulièrement concerné par les enjeux de désertification, de sécheresse et de restauration des terres, la présence d’acteurs de la société civile comme l’ANSEN constitue ainsi une opportunité de porter les préoccupations des communautés au-delà des frontières nationales.La participation de l’organisation s’inscrit notamment dans les efforts engagés au Niger en matière de restauration des terres, de protection de l’environnement et de renforcement de la résilience des populations. Elle fait également écho aux initiatives nationales liées à la Grande Muraille Verte, dont l’objectif est de contribuer à restaurer les terres dégradées et à améliorer les moyens d’existence des populations et du cheptel.La présence de l’ANSEN s’inscrit dans une mobilisation plus large des organisations de la société civile à cette COP17. La conférence accorde une place aux organisations non gouvernementales et aux organisations de la société civile accréditées, qui peuvent participer aux réunions officielles et prendre part aux échanges sur les politiques de lutte contre la désertification et la dégradation des terres.À Oulan-Bator, les débats portent notamment sur la restauration des terres, la résilience face aux sécheresses, l’eau, les espaces pastoraux, les systèmes alimentaires et le financement de l’action. Ces thématiques revêtent une importance particulière pour les pays sahéliens, fortement exposés aux effets de la dégradation des terres et aux conséquences socioéconomiques des sécheresses.Pour les organisations de la société civile, l’enjeu est donc de faire remonter les réalités vécues par les communautés locales et de défendre une approche de la restauration des terres fondée sur la participation des populations, la valorisation des savoirs locaux et l’accès aux ressources nécessaires à la mise en œuvre des solutions.La participation de l’ANSEN prend également place dans un contexte où les organisations de la société civile, les peuples autochtones, les communautés locales, les pasteurs, les petits exploitants, les femmes et les jeunes cherchent à renforcer leur participation aux processus de décision de l’UNCCD. Une déclaration commune de la société civile publiée à l’ouverture de la COP17 a notamment insisté sur la nécessité d’une participation effective et significative de ces différents acteurs.À travers cette participation, l’organisation entend contribuer aux échanges sur les réponses à apporter à la dégradation des terres et promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales, notamment celles des populations rurales et pastorales.La COP17 d’Oulan-Bator apparaît ainsi comme un espace de dialogue entre États, organisations internationales, société civile, chercheurs, acteurs du secteur privé et communautés directement touchées par la désertification. Une diversité d’acteurs appelée à transformer les engagements internationaux en actions concrètes sur le terrain, dans l’esprit du thème de cette COP17 : « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir. »Babaclimat Journal Agropasteur

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