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C’est en présence de Monsieur le Représentant du Directeur de l’Agriculture et du Développement Rural de la Commission de la CEDEAO , de Madame la Coordonnatrice Régionale du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), des représentants des organisations interprofessionnelles agroalimentaires , des  responsables des composantes 3 des coordinations nationales du FSRP, des représentants des partenaires scientifiques et au développement  et des invités que le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, de l’Equipement Rural et de la Souveraineté Alimentaire du Sénégal Papa Malick Ndao a au nom du Ministre  M. Samba Ndiobene KA, Ministre de l’Agriculture, de l’Equipement Rural et de la Souveraineté Alimentaire, procédé à l‘ouverture des travaux de la réunion de consultation avec les acteurs des interprofessions des chaines de valeur agroalimentaires régionales ce Mardi 31 Octobre 2023 à Dakar au Sénégal ; un choix selon le SG /MAERSA  « qui est une manifestation  de la reconnaissance de toute une région au Sénégal qui fait du secteur agricole un secteur phare pour parvenir à la souveraineté alimentaire de ses populations. »

Le SG /MAERSA a mis en exergue le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) dont se réjouit selon lui » toute la sous-région ouest-africaine  de l’existence du fait qu’il constitue  un programme phare qui vise à accroître la préparation contre l’insécurité alimentaire et à améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants tout en contribuant à la prévention et à la gestion des crises agricoles et alimentaires. »

Le Sénégal est un des pays bénéficiaire du programme parmi les sept (7) notamment le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo du programme qui contribue également  à faciliter le commerce de biens et d’intrants agricoles à l’intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest, avec l’appui financier de la Banque mondiale et la coordination conjointe de la CEDEAO, du CILSS et du CORAF.

Le marché des produits agroalimentaires assure et facilite l’accessibilité à l’alimentation par la fonction de transfert des biens, produits et services qu’il assure et facilite entre producteurs, distributeurs, manufacturiers et les consommateurs. Il est de ce fait le premier garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

Le Sénégal a bénéficié du programme et vient de terminer  sa phase préparatoire  conformément à la vision agricole déclinée par les autorités  et traduite dans la stratégie de développement agricole où l’accent est mis sur l’amélioration de la résilience des systèmes alimentaires au Sénégal.

En mettant en relief  l’importance   du fonctionnement du marché notamment des échanges de biens alimentaires tant au niveau national que transfrontalier  en Afrique, le SG/MAER  n’a pas manqué de déceler les imperfections nombreuses  notées qui ne lui  permettent pas de jouer le rôle de garant de la coordination de l’économie, et garant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

« Le renforcement  du commerce  intra- régional dans notre sous-région d’autant plus que les statistiques officielles indiquent que le commerce des produits agroalimentaires ne représente qu’environ 20 à 25 % de la valeur du commerce intra régional, qui lui -même ne représente qu’environ 15 % maximum des transactions commerciales globales de la région devra être une nécessité impérieuse de l’avis de Papa Malick Ndao Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture de l’Equipement rural et de la Souveraineté Alimentaire du Sénégal ».

Le Sénégal est en voie de saluer  l’intégration et la coopération régionale comme en témoigne l’organisation  la rencontre de Dakar qui est une première étape pour aider à relever les nombreux défis à l’éclosion d’un véritable marché intra-régional au profit des acteurs et partenaires évoluant dans le secteur de l’agroalimentaire.

Il faut , comme le déclare le SG/MAERSA , « noter que cette consultation  organisée par la Commission de la CEDEAO durant quatre jours d’échanges , est un cadre pour faire un autodiagnostic institutionnel et organisationnel des structures interprofessionnelles agroalimentaires transfrontalières fonctionnelles ou émergeantes de l’Afrique de l’Ouest, en y intégrant les questions de genre et de sauvegarde environnementale et sociale ».

Il s’agira en outre d’identifier  les défis actuels des organisations interprofessionnelles y compris les défis liés à la prise en compte des dimensions genre et proposer des actions correctives ; de doter chaque organisation interprofessionnelle d’un plan d’action pour faciliter le commerce régional inclusif des produits agroalimentaires générés par les entreprises locales.Babacar Séne journal Agropasteur-

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