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Dans la commune des Aguégués, l’ONG Action Sociale en collaboration avec  GRABE-BENIN ONG ont engagé une opération de reboisement dans la forêt sacrée de Bamèzoun, un patrimoine naturel et culturel de 47 hectares menacé par la déforestation et les effets du changement climatique.Cap sur la forêt sacrée de Bamèzoun. ce mardi 25 août 2026, où l’ONG Action Sociale, en collaboration avec GRABE-BENIN ONG, a organisé une opération de reboisement dans cette aire et territoire du patrimoine autochtone et communautaire (APAC), située dans la commune des Aguégués.Au total, 200 plants ont été mis en terre pour contribuer à la restauration du couvert végétal et à la préservation de la biodiversité de cette forêt de 47 hectares, à la fois écologique, religieuse et culturelle.L’opération a été conduite avec l’implication des autorités traditionnelles et des communautés locales. Avant les plantations, un rituel traditionnel a été observé afin de solliciter la bénédiction des divinités et des esprits associés à la forêt. Le premier arbre a ensuite été planté, donnant le coup d’envoi aux travaux.L’intervention a porté des espèces locales remises en terre  dont le cola géant (Cola gigantea), l’antiaris (Antiaris toxicaria), le neem (Azadirachta indica), le baobab (Adansonia digitata), le caïlcédrat (Khaya senegalensis), le fromager (Ceiba pentandra), le pommier d’Akee (Blighia sapida) et le Dietes bicolor.Après le dépotage, les plants ont été mis en terre, puis identifiés à l’aide de rubans rouges. L’objectif : faciliter leur suivi et limiter les risques de destruction lors des opérations d’entretien.L’opération a également intégré un volet de gestion des déchets, avec le recyclage des emballages ayant servi à transporter et conserver les plants. Une démarche présentée comme une contribution au principe de « zéro sachet plastique » sur le site dont l’accès  reste le principal défi.L’opération n’a toutefois pas été sans difficultés. Les organisateurs ont notamment relevé le manque de financement, les difficultés d’accès et de transport des plants, la faiblesse de la main-d’œuvre mobilisée et les contraintes liées aux réalités culturelles et endogènes.Pour y faire face, Action Sociale et ses partenaires ont notamment eu recours à la location de moyens de transport, dont une barque et un tricycle. Les autorités traditionnelles, les responsables administratifs, les leaders communautaires et les volontaires ont également été associés à l’organisation.Le partenariat avec GRABE-BENIN ONG a permis, de son côté, de sécuriser l’approvisionnement en plants et de réduire certains coûts opérationnels.Restaurer sans polluerL’une des principales leçons tirées de l’opération est la nécessité de combiner reboisement et protection de l’environnement. Pour les organisateurs, planter des arbres ne suffit pas si les emballages utilisés pour les transporter deviennent à leur tour une source de pollution.Action Sociale recommande ainsi la pérennisation des opérations de restauration de la biodiversité, avec une implication accrue des pouvoirs publics, des organisations de la société civile et des communautés locales.L’ONG préconise également la création d’un comité local de gestion de la forêt, l’installation de bacs à déchets et une meilleure valorisation du potentiel écologique, culturel et touristique de Bamèzoun.Avec ses 47 hectares, la forêt sacrée de Bamèzoun apparaît ainsi comme un espace où se croisent biodiversité, patrimoine culturel et pratiques communautaires. Les 200 arbres plantés en août constituent une première étape, mais leur survie dépendra désormais de l’entretien, du suivi et de la protection durable du site.Babaclimat journal Agropasteur 

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