Du 17 au 28 août 2026, la Mongolie accueillera la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Première des trois COP des Conventions de Rio prévues cette année, cette rencontre internationale entend accélérer le passage des engagements aux actions concrètes grâce au financement, aux partenariats et à des solutions innovantes en faveur de la restauration des terres et de la résilience face à la sécheresse.Dans un contexte marqué par une dégradation croissante des terres, qui touche près de 40 % des surfaces émergées de la planète, la COP17 intervient à un moment décisif. D’ici à 2050, l’agriculture mondiale devra produire au moins 50 % de nourriture supplémentaire pour répondre aux besoins d’une population en constante augmentation, alors que les ressources naturelles continuent de se dégrader.Organisée au National Garden Park d’Oulan-Bator, la conférence réunira les représentants des 197 Parties à la Convention, des organisations internationales, des banques multilatérales de développement, des institutions financières, du secteur privé, des scientifiques, des peuples autochtones, des organisations paysannes, des éleveurs, des jeunes, des femmes et de la société civile.Les parcours au cœur des prioritésCoïncidant avec l’Année internationale des parcours et des éleveurs 2026, la COP17 accordera une attention particulière aux parcours, qui couvrent 54 % des terres émergées et assurent les moyens de subsistance de près de deux milliards de personnes. Parmi les principales annonces figure le lancement de l’Initiative phare pour les parcours, un partenariat mondial destiné à mobiliser des investissements durables en faveur de la gestion des parcours et des communautés pastorales.La conférence devrait déboucher sur plusieurs annonces majeures concernant de nouveaux mécanismes de financement, des partenariats stratégiques et des initiatives destinées à accélérer la restauration des terres et la lutte contre la sécheresse. Les participants examineront également de nouveaux rapports scientifiques sur la sécheresse, la santé des sols, les pâturages et les systèmes alimentaires.Quatre journées thématiques constitueront les temps forts de la COP17 ; elles concernent le journée du 24 août , Journée du financement, consacrée à la mobilisation des investissements publics et privés en faveur de la restauration des terres, la journée du 25 août , Journée mondiale de l’eau, axée sur la résilience face à la sécheresse et la gestion durable des ressources en eau.la journée du 26 août , Journée Terre et Peuples, mettant en avant les peuples autochtones, les communautés locales, les éleveurs, les femmes et les jeunes et la journée du 27 août , Journée des systèmes alimentaires et de la santé des sols, consacrée aux liens entre restauration des terres, sécurité alimentaire et agriculture durable.La COP17 accueillera plusieurs dialogues ministériels consacrés à la résilience face à la sécheresse, à la restauration des pâturages et aux systèmes alimentaires durables. Le Forum Business4Land, le Forum des jeunes, les rencontres des peuples autochtones et des communautés locales ainsi que le Caucus sur le genre viendront enrichir les débats.Des rapports stratégiques sont attendus et plusieurs publications de référence qui seront dévoilées au cours de la conférence, notamment les Perspectives mondiales des terres le Rapport sur l’économie de la restauration des parcours, La planète qui s’assèche 2026, les Perspectives mondiales des terres pour les petits États insulaires en développement ainsi qu’un Livre blanc sur la santé des sols.En plaçant la santé des terres au cœur des politiques de lutte contre le changement climatique, de la protection de la biodiversité et de la sécurité alimentaire, la COP17 de la CNULCD ambitionne de faire émerger des engagements concrets, des financements innovants et des partenariats durables pour répondre à l’un des plus grands défis environnementaux et agricoles de notre époque.Babacar sene Journal Agropasteur
