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Après deux semaines de négociations, la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), tenue à Oulan-Bator, en Mongolie, s’est achevée sur de nouvelles perspectives pour accélérer la restauration des terres, renforcer la résilience face à la sécheresse et mieux articuler les réponses internationales aux crises climatique, de biodiversité et de dégradation des terres.La mise à jour publiée par le Secrétariat de la CNULCD et le Mécanisme mondial confirme l’importance des résultats issus de cette rencontre bisannuelle des 197 Parties à la Convention. Durant deux semaines, Oulan-Bator a constitué un espace majeur de dialogue et de négociation autour des moyens de mieux lutter contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse.Au-delà des négociations formelles et du programme d’action, la COP17 a cherché à réunir les principaux leviers nécessaires au passage à l’action : orientation politique, données scientifiques, financement, projets prêts à investir, partenariats et participation accrue des populations qui vivent et travaillent sur les terres.L’un des faits marquants de cette COP17 aura été la place accordée aux pâturages, longtemps considérés comme un enjeu sectoriel alors qu’ils constituent un élément central de l’équilibre écologique, économique et social de nombreuses régions du monde.Les pâturages couvrent environ 54 % de la surface terrestre, font vivre près de deux milliards de personnes et sont gérés par quelque 500 millions d’éleveurs. Leur préservation et leur restauration apparaissent ainsi comme des composantes essentielles de la lutte contre la dégradation des terres et de l’adaptation aux effets de la sécheresse et du changement climatique.Cette reconnaissance renforce la nécessité de placer les éleveurs et les communautés pastorales au centre des politiques de restauration des terres, en valorisant leurs savoirs, leurs pratiques de gestion durable des ressources naturelles et leur rôle dans la résilience des territoires.Autre avancée mise en avant à l’issue de la COP17 : le Dialogue de haut niveau consacré au renforcement de la coopération sur les enjeux climatiques, de biodiversité et de dégradation des terres, organisé le 26 août à Oulan-Bator.Réunissant des ministres, les présidences actuelles et futures des COP des Conventions de Rio, les secrétaires exécutifs des trois Conventions de Rio, ainsi que des organisations internationales et des institutions financières, cette rencontre a permis de lancer un processus porté par la présidence turque de la COP31 en vue de la création d’un Groupe d’Action « Synergies de Rio ».L’ambition affichée est de favoriser une coopération plus étroite entre les agendas du climat, de la biodiversité et de la gestion durable des terres, afin d’éviter les réponses fragmentées et de renforcer l’efficacité des actions menées au niveau national et local.Relier les plans, la science et les financementsLe futur Groupe d’Action « Synergies de Rio » devrait promouvoir une mise en œuvre volontaire, pilotée par les pays, en s’appuyant sur les dispositifs et priorités déjà existants.Il s’agira notamment de mettre en relation les priorités nationales en matière de climat, de biodiversité et de gestion des terres avec les partenariats, l’expertise technique, le partage des connaissances, le renforcement des capacités et les opportunités de financement.L’objectif est clairement affirmé : il ne s’agit pas de créer une nouvelle structure parallèle, mais d’aider les pays à mieux connecter ce qu’ils possèdent déjà  plans nationaux, données scientifiques, projets, mécanismes de financement et partenariats  afin de les faire fonctionner de manière plus cohérente et plus efficace sur le terrain.À Oulan-Bator, le défi posé à la communauté internationale reste désormais celui de la mise en œuvre. Les négociations et les engagements politiques ne pourront produire des résultats durables que s’ils se traduisent par des investissements, des projets concrets et une implication effective des communautés.La restauration des terres, la résilience face à la sécheresse et la préservation des pâturages apparaissent ainsi comme des priorités intimement liées. Pour l’Afrique, où les terres pastorales constituent un patrimoine écologique et économique majeur, le renforcement des synergies entre les agendas des trois Conventions de Rio pourrait offrir une nouvelle opportunité de mobiliser davantage de ressources et d’accélérer les actions sur le terrain.La COP17 de la CNULCD aura donc ouvert une nouvelle séquence : passer d’une logique de négociations séparées à une approche davantage coordonnée, où climat, biodiversité, terres, financement et développement des territoires peuvent converger autour d’une même ambition : restaurer les terres et renforcer la résilience des communautés.Babaclimat Journal Agropasteur 

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