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Le Niger est bien représenté à la 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de l’UNCCD), qui se tient actuellement à Oulan-Bator, en Mongolie. Parmi les acteurs de la société civile nigérienne présents à ce rendez-vous mondial figure l’Association Nigérienne des Scouts de l’Environnement (ANSEN), conduite par sa présidente, Mme Noura Fatchima  Djibrilla. La participation de l’ANSEN s’inscrit dans la dynamique nationale de restauration des terres dégradées et de lutte contre la désertification, notamment à travers l’accompagnement de l’initiative de la Grande Muraille Verte (GMV) au Niger. Créée en 2015, l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte du Niger œuvre à la restauration des terres dégradées et à la sécurisation des moyens d’existence ainsi que de l’alimentation des populations et du bétail à l’horizon 2035. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme panafricain de la Grande Muraille Verte, qui vise à restaurer les écosystèmes sahéliens et à améliorer durablement les conditions de vie des populations. Sur le terrain, de nombreuses associations, ONG et organisations de la société civile contribuent à la mise en œuvre de cette ambition, notamment à travers la restauration des terres, la plantation d’espèces adaptées aux conditions climatiques et l’accompagnement des communautés locales. L’Association Nigérienne des Scouts de l’Environnement est devenue en 1994 une ONG engagée dans la protection de la nature et la promotion du développement durable. Ses principaux domaines d’intervention portent notamment sur la lutte contre la désertification, l’éducation environnementale et la protection de la nature. Elle est accréditée à l’ECOSOC en 2002 et devenue Association avec le Département de l’Information du Public en 2004 avant d’être accréditée en 2007 à l’UNCCD. L’organisation, reconnue d’utilité publique, participe ainsi à différents programmes et initiatives en faveur du développement durable et de la résilience des communautés. Présente à Oulan-Bator, Mme Noura Fatchima Djibrilla est également coordinatrice nationale de la Plateforme verte des femmes autour de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte au Niger. Sa participation traduit la volonté de la société civile nigérienne de faire entendre sa voix dans les débats internationaux consacrés à la restauration des terres, au changement climatique et à l’avenir des territoires agropastoraux du Sahel. Des moyens encore insuffisants se désole Mme la présidente de l’ANSEN qui  a toutefois déploré les difficultés liées au financement de sa participation à cette COP17. Elle indique avoir assuré une partie de sa présence grâce aux fonds propres de l’association. Pour Mme Fatchima, cette situation illustre la nécessité de renforcer l’accompagnement financier des organisations de la société civile, particulièrement celles qui interviennent directement auprès des communautés et sur les territoires affectés par la dégradation des terres. Au cours de la COP17, la responsable nigérienne a notamment retrouvé Mme Ellen Otaru-Okoedion, présidente du Panel des organisations de la société civile (CSO) Afrique, à l’occasion d’une session parallèle consacrée aux enjeux pastoraux au Sahel. La session, organisée par le CILSS, en collaboration avec la Banque mondiale et l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV), avait pour thème : « Une décennie d’actions en faveur des communautés pastorales : bilan et perspectives en Afrique de l’Ouest et au Sahel ».Mme Fatchima a salué la pertinence de cette rencontre, qui met l’accent sur la transformation durable des systèmes agropastoraux au Sahel. Elle estime que les discussions doivent désormais permettre de passer des engagements aux réalisations concrètes, notamment à travers la mobilisation de financements et de solutions d’investissement capables de transformer les projets de restauration des terres en projets bancables et durables sur le terrain. À travers sa participation à la COP17, l’ANSEN entend ainsi contribuer au plaidoyer en faveur d’une restauration des terres qui associe environnement, agriculture, élevage et amélioration des conditions de vie des communautés. Une approche qui place les acteurs locaux et la société civile au cœur de la construction d’un Sahel plus résilient face aux effets de la désertification et du changement climatique.Babaclimat Journal Agropasteur 

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