À l’approche de la COP31, prévue à Antalya, en Turquie, le Groupe africain de négociateurs sur le changement climatique (AGN) renforce sa coordination pour défendre les intérêts du continent. Dans le même élan, la Caravane africaine pour la justice climatique poursuit sa mobilisation. Bamako, au Mali, l’accueille ce 3 novembre 2026, autour de la biodiversité, des droits des communautés et de l’action climatique.Les 1er et 2 novembre 2026, à Antalya, en Turquie, le Groupe africain de négociateurs sur le changement climatique (AGN) a tenu une réunion stratégique de deux jours consacrée à la préparation des négociations de la COP31. L’objectif est de renforcer la coordination entre les négociateurs africains et de mieux porter les priorités du continent dans les discussions internationales sur le climat.Derrière cette démarche collective se trouve une volonté affirmée : permettre à l’Afrique de parler d’une seule voix pour obtenir des avancées concrètes en matière d’action climatique, de financement et de justice climatique.Le slogan « Ensemble pour l’Afrique à la COP31 » résume cet engagement en faveur d’une position africaine concertée, à un moment où les enjeux climatiques exigent davantage de solidarité et de détermination.La présidente de l’AGN, Nana Dr. Antwi-Boasiako Amoah, a insisté sur l’importance de préserver cet esprit collectif à l’approche des négociations.« Alors que nous nous préparons aux négociations, portons cet esprit de coopération, d’unité et de but commun à l’avant. Notre force réside dans le travail en équipe pour l’Afrique et son peuple ; à la COP31 et au-delà », a-t-elle déclaré.Cette mobilisation repose également sur l’engagement des négociateurs africains, qui poursuivent leur travail de coordination malgré des agendas chargés et des responsabilités multiples.La Caravane africaine pour la justice climatique prend le relais à BamakoParallèlement aux préparatifs diplomatiques, la mobilisation de la société civile africaine se poursuit avec la Caravane africaine pour la justice climatique. Cette initiative entend faire entendre la voix des communautés et rappeler que les réponses à la crise climatique doivent tenir compte de leurs réalités, de leurs droits et de leurs moyens de subsistance.Ce 3 novembre 2026, Bamako, au Mali, est à l’honneur en accueillant une nouvelle étape de cette caravane, placée sous le signe de la mobilisation et du dialogue.Les échanges visent notamment à établir des liens entre la préservation de la biodiversité, la défense des droits des communautés et le renforcement de l’action climatique. Autant de dimensions indissociables d’une justice climatique qui place les populations au cœur des décisions.À chaque étape, la caravane prévoit également une présentation de ses objectifs et la remise officielle de la Déclaration nationale de plaidoyer pour la justice climatique. Cette démarche vise à consolider les engagements et à porter les préoccupations des communautés auprès des décideurs.Une même exigence : transformer les engagements en actionsDe la coordination des négociateurs à Antalya à la mobilisation citoyenne à Bamako, un même message se dessine : l’Afrique entend renforcer sa capacité à défendre ses priorités climatiques, aussi bien dans les enceintes internationales que sur le terrain.Au-delà des déclarations, l’enjeu demeure celui de la traduction des engagements en actions concrètes, capables de répondre aux vulnérabilités des populations, de préserver les écosystèmes et de soutenir les communautés confrontées aux effets du changement climatique.À l’approche de la COP31, l’unité africaine apparaît ainsi comme un levier essentiel pour faire progresser la justice climatique et donner davantage de poids aux voix des peuples du continent.Babaclimat – Journal Agropasteur
