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À Itundu, dans la région de Mathira au Kenya, un ancien enseignant à la retraite s’est reconverti avec succès dans la production laitière. Ce qui, au départ, n’était qu’une activité d’appoint est devenu pour lui une véritable entreprise, organisée avec rigueur et chiffres à l’appui.Lorsqu’il a commencé, il produisait à peine 200 litres de lait par jour. Aujourd’hui, sa ferme atteint les 350 litres quotidiens et son ambition est claire : franchir le cap des 500 litres. À un prix de vente de 45 shillings kényans (KSh) le litre, les recettes progressent rapidement :200 litres/jour : 9 000 KSh de revenus350 litres/jour : 15 750 KSh500 litres/jour : 22 500 KShMais cet ancien professeur sait que la discipline ne se mesure pas seulement aux volumes produits. Les coûts d’entretien d’une vache sont élevés : environ 800 KSh par jour. Avec un rendement moyen de 20 litres, le litre de lait lui revient à 40 KSh. Résultat, la marge brute n’est que de 5 KSh par litre avant de couvrir les autres charges (salaires, transport, électricité, prêts).Malgré cette contrainte, les résultats sont parlants. Après déduction des coûts, ses revenus nets avoisinent :30 000 KSh par mois pour 200 litres/jour52 500 KSh par mois pour 350 litres/jour75 000 KSh par mois pour 500 litres/jourSa stratégie repose sur un principe simple : augmenter les volumes tout en maîtrisant les coûts. S’il parvient à faire passer le rendement moyen à 25 litres par vache, le coût de production baisserait à 32 KSh par litre, tandis que la marge grimperait à 13 KSh. Dans ce scénario, ses bénéfices pourraient plus que doubler, transformant la production laitière en un revenu stable et prévisible.En appliquant à l’élevage la même rigueur qu’à son ancienne carrière d’enseignant, ce retraité démontre qu’avec méthode et vision, le lait peut devenir bien plus qu’un produit agricole : un modèle économique durable.

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