0 6 minutes 3 heures
Spread the love

Ndambé mayonnaise, petits pois, thon, frites, merguez, saucisson, œuf… Dans certaines gares certains garages et coins de rue , tout semble permis pour composer l’assiette la plus généreuse. Mais derrière ce « saf-saf » alimentaire se cache une question autrement plus inquiétante : savons-nous réellement ce que nous mangeons et dans quelles conditions ces aliments ont été préparés, transportés et conservés ?À première vue, cela ressemble à un festin populaire. Une assiette débordante, colorée, généreuse, qui doit rassasier rapidement le voyageur pressé le marché fatigué ou le fauché . On ajoute une cuillerée de mayonnaise, quelques petits pois, du thon, des frites, une merguez, du saucisson, un œuf emballé et le tour est joué.Mais à force d’empiler les aliments, ne sommes-nous pas en train de fabriquer un véritable « cocktail Molotov » alimentaire ?Le danger n’est pas forcément visible.C’est justement ce qui le rend inquiétant.Une viande peut paraître fraîche et pourtant avoir été mal conservée. Une mayonnaise peut sembler normale tout en ayant été exposée trop longtemps à la chaleur. Un aliment peut être contaminé sans changer de couleur, d’odeur ou de goût.Le risque peut être invisible jusqu’au moment où le corps donne l’alerte.Dans certaines gares, garages,et coins de rue le parcours de l’aliment jusqu’à l’assiette soulève de sérieuses interrogations.Viandes et charcuteries peuvent être transportées ou exposées à l’air libre, parfois à proximité immédiate des véhicules, de la poussière et des déchets. Des aliments sont manipulés à plusieurs reprises. Les mêmes mains peuvent toucher l’argent, les emballages, les ustensiles et la nourriture.Pendant ce temps, la chaleur fait son œuvre.Et lorsque la chaîne du froid est rompue, le consommateur ne dispose généralement d’aucun moyen de savoir ce qui s’est réellement passé avant que l’aliment n’arrive dans son assiette.C’est là que commence le problème.Le consommateur peut aussi dire nonOn accuse souvent les services d’hygiène à juste titre lorsqu’il existe des manquements au contrôle mais la prévention ne peut pas reposer uniquement sur les agents chargés de contrôler.Le premier contrôle, c’est aussi celui du consommateur. Une viande exposée au soleil ? Une préparation dont la conservation paraît douteuse ? Des ustensiles manifestement sales ? Une mayonnaise laissée pendant des heures à température ambiante ? Des aliments manipulés sans précaution ?Il faut savoir dire non.Parce qu’une assiette à quelques centaines de francs CFA ne vaut pas une nuit passée aux urgences.Et surtout, certaines intoxications alimentaires peuvent être graves, particulièrement pour les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables.Le vrai « saf-saf » devrait être celui de la prudence Le phénomène mérite d’autant plus d’attention que la recherche de l’assiette la plus garnie peut conduire à des associations alimentaires dont la qualité sanitaire est beaucoup plus importante que la quantité.Le problème n’est donc pas de manger dans une gare un garage.ou coun de rue le problème commence lorsque la faim fait oublier la prudence.Car derrière une assiette généreuse peut se cacher une chaîne de manipulations que le consommateur ne voit pas : production, transport, stockage, préparation, exposition et service.À chaque étape, une mauvaise pratique peut transformer un aliment ordinaire en source de contamination.Il faut arrêter de jouer avec notre assietteL’hygiène alimentaire n’est pas une affaire de luxe. Ce n’est pas non plus une préoccupation réservée aux restaurants modernes et aux grandes surfaces.Elle commence dans la rue, dans les marchés, dans les gares, dans les garages et jusque dans nos propres cuisines.Les autorités doivent renforcer les contrôles, sensibiliser les vendeurs et améliorer les conditions de commercialisation des aliments.Mais les consommateurs doivent également prendre leur part de responsabilité.Regarder. Questionner. Vérifier. Refuser lorsque les conditions paraissent manifestement mauvaises.Parce qu’en matière d’alimentation, le danger n’annonce pas toujours son arrivée.Il peut être dans la mayonnaise.Il peut être dans la viande.Il peut être dans la sauce.Il peut être dans l’eau utilisée pour préparer le repas.Il peut être sur les mains qui servent l’assiette.Et parfois, il suffit d’une seule mauvaise pratique pour transformer un repas ordinaire en problème sanitaire.Alors, avant de commander le prochain « ndambé mayonnaise-petits pois-thon-frites-merguez-saucisson-œuf », posons-nous simplement cette question :Qu’est-ce que je suis réellement en train de mettre dans mon assiette ?Parce qu’une chose est certaine :Manger doit nourrir. Pas nous rendre malades.Et puis c’est tout !Babacar sene journal Agropasteur

Laisser un commentaire