Dans le cadre de sa tournée nationale de suivi de la campagne agricole 2025, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a effectué une visite dans la région de Kédougou, notamment à Dar Salam, dans la commune de Salémata, où il a rencontré les membres d’une Coopérative d’utilisation de matériels agricoles (CUMA) appuyée par le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (PADAER II).Sur le terrain, le ministre a rappelé les deux grands défis du monde rural : la mécanisation (tracteurs, moissonneuses) et la maîtrise de l’eau, indispensables pour permettre aux petits producteurs de cultiver toute l’année.La mécanisation est au cœur de la souveraineté alimentaire « En mettant en place ces CUMA, le PADAER II rend la mécanisation agricole réelle dans ses zones d’intervention « , a souligné le ministre qui estime que « cette approche contribue durablement à améliorer la sécurité alimentaire, augmenter les revenus et créer des emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes. »Selon le ministre, les CUMA comme modèle d’entreprenariat rural offrent un modèle concret d’entreprenariat rural à encourager ,; elles facilitent l’accès des jeunes aux prestations de services agricoles, tout en renforçant leurs compétences en conduite, entretien et maintenance des machines. « Donner un tracteur à un producteur qui ne dispose que d’un ou deux hectares n’est pas une aide efficace. L’avenir, c’est de structurer des CUMA, de former des jeunes et des femmes capables de gérer ces équipements et d’en faire des prestataires de services », a-t-il affirmé.Le Dr Mabouba Diagne a précisé qu’une mécanisation partagée et encadrée est la clé pour accroître les rendements, élargir les superficies emblavées et réduire la pauvreté rurale. Il a également annoncé que l’État envisage de subventionner les heures de services agricoles, à l’image du système de subvention des intrants.« Si une heure de service coûte 32 000 francs et que le producteur n’a que 20 000 francs, l’État pourrait subventionner la différence », a-t-il expliqué.Le ministre a saisi l’occasion pour féliciter le PADAER II, le FIDA et l’OPEP pour leur engagement, avant d’exhorter les jeunes et les femmes à poursuivre cette dynamique collective. « Le Sénégal regorge d’un potentiel immense. Kédougou en est une parfaite illustration : des sols fertiles, un bon régime pluviométrique, un fleuve, un barrage en construction, des filières diversifiées riz, coton, arachide, fonio, fruits, élevage, apiculture, pisciculture.Nous ne devons envier personne, mais planifier notre développement agricole de façon méthodique », a-t-il conclu. Babacar Sène Journal Agropasteur