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En marge du Forum marin et côtier (FOMACO), qui se tient à Nouakchott jusqu’au 30 avril 2026, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique a mis en avant plusieurs avancées diplomatiques et environnementales majeures, traduisant la volonté du Sénégal de consolider sa coopération sous-régionale en matière de gouvernance écologique.Monsieur le Ministre, quelles sont les principales retombées de votre participation au FOMACO 2026 ?J’ai eu l’honneur de signer, ce 28 avril 2026, au nom du gouvernement du Sénégal, avec mon homologue mauritanienne, Madame Messouda Baham Mohamed Laghdaf, plusieurs accords majeurs destinés à renforcer durablement la coopération environnementale entre le Sénégal et la Mauritanie.Quels sont les axes prioritaires de ces accords ?Ces conventions portent principalement sur :La création d’une Réserve de biosphère transfrontalière entre le Parc national des oiseaux du Djoudj et le Parc national du Diawling ;L’établissement d’une Aire Marine Protégée commune ;La mise en place d’un partenariat stratégique entre le Centre de Suivi écologique (CSE) et l’Observatoire national de l’Environnement et du Littoral (ONEL) ;Le renforcement de notre coopération dans le cadre du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), notamment sur les aspects liés à la gestion des risques environnementaux.Quelle importance revêt cette coopération bilatérale ?Elle traduit une vision commune de gestion intégrée de nos ressources naturelles, de préservation de la biodiversité transfrontalière et de réponse coordonnée aux défis environnementaux, notamment face aux pressions croissantes sur les littoraux, les ressources halieutiques et les impacts du changement climatique.Quel message retenez-vous de cette rencontre régionale ?Je me réjouis particulièrement du renouvellement de l’engagement de plusieurs pays ouest-africains en faveur de la Convention d’Abidjan ainsi que de l’accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction). Cet engagement collectif est essentiel pour :lutter efficacement contre la pollution marine ;promouvoir une gestion durable des ressources marines ;renforcer la conservation de nos écosystèmes côtiers et océaniques.Un mot sur les perspectives internationales ?Je salue également l’engagement réaffirmé de la Mauritanie pour la réussite de l’IMPAC 6, qui constitue une étape stratégique pour le renforcement de la gouvernance mondiale des océans.À travers sa participation active au FOMACO 2026, le Sénégal confirme son positionnement comme acteur clé de la diplomatie environnementale en Afrique de l’Ouest, en privilégiant une approche concertée, régionale et durable face aux enjeux marins, côtiers et climatiques.

Babaclimat journal Agropasteur

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