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Nommé Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô a promis d’inscrire son action dans une logique de continuité des engagements présidentiels, tout en apportant une nouvelle approche dans la gouvernance publique. Une orientation qui suscite de nombreuses attentes, notamment dans le secteur agricole où les organisations de producteurs espèrent un véritable changement de rythme en faveur de la souveraineté alimentaire et du développement rural durable.Au lendemain de sa nomination, le nouveau chef du gouvernement affirme vouloir « réinventer la gouvernance » tout en poursuivant les réformes engagées dans le cadre du projet présidentiel porté par le président Bassirou Diomaye Faye et les forces politiques réunies autour du PASTEF.Ancien directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Ahmadou Al Aminou Lô entend renforcer la coopération avec le secteur privé national, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs étrangers, dans un contexte économique marqué par de fortes attentes sociales et économiques.Jusqu’ici ministre d’État auprès du président de la République chargé du suivi des politiques publiques, il succède à Ousmane Sonko, appelé à rejoindre la présidence de l’Assemblée nationale.Lors d’une intervention sur la chaîne nationale, le nouveau Premier ministre a présenté une feuille de route placée sous la conduite du chef de l’État. « Il ne s’agit point d’un changement de cap, mais plutôt d’un changement de méthode dans les engagements de transformation systémique du Sénégal », a-t-il déclaré.Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la cohérence institutionnelle, l’efficacité de l’action gouvernementale ainsi que la reddition des comptes. Ahmadou Al Aminou Lô a, par ailleurs, rendu hommage aux victimes des événements politiques récents et salué les citoyens engagés pour les alternances démocratiques au Sénégal.Sur le plan économique, l’ancien haut responsable de la BCEAO a voulu rassurer les partenaires du Sénégal. « Le Sénégal est un pays sûr et fiable et entend le rester », a-t-il affirmé à l’endroit du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des investisseurs étrangers.Le défi agricole au cœur des attentesMalgré ces annonces, les organisations paysannes et les acteurs du monde rural rappellent que la question de la souveraineté alimentaire demeure un défi majeur pour le Sénégal.Et que finit « Ronganiou Badolo di sime Tiérey Bour » ( une cesse les larmes des paysans assaisonner le couscous vous des nantis).Le secteur agricole, considéré comme un pilier stratégique de l’économie nationale, reste confronté à de nombreuses contraintes structurelles : dépendance à l’hivernage, faible mécanisation, accès limité au financement, insuffisance des infrastructures de stockage et de transformation, mais aussi vulnérabilité face aux changements climatiques.Pour plusieurs producteurs, le temps est désormais à l’action concrète. Ils appellent le nouveau gouvernement à impulser une nouvelle dynamique capable d’accélérer les réformes dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement afin de renforcer durablement la production locale.Les acteurs du secteur estiment également que le développement agricole doit occuper une place centrale dans la vision de transformation systémique du Sénégal. Selon eux, la souveraineté alimentaire ne pourra être atteinte sans investissements massifs dans l’irrigation, les infrastructures rurales, la recherche agricole, l’agroécologie et la valorisation des filières locales.Au-delà des discours, le monde agricole attend ainsi des mesures fortes pour améliorer les conditions de vie des producteurs et faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance, d’emplois et de développement durable au Sénégal.Babacar sene journal Agropasteur

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