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Le Programme d’Appui au Développement Agricole et à l’Entrepreneuriat Rural (PADAER II) bénéficiera-t-il d’un avenant pour prolonger sa durée au-delà du 30 juin 2026 ? La question est aujourd’hui sur toutes les lèvres dans les zones d’intervention du programme.Selon plusieurs sources, une demande de prolongation serait actuellement sur la table du ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba. Une telle décision permettrait au programme de poursuivre la mise en œuvre de ses activités et d’atteindre pleinement les objectifs qui lui avaient été assignés.Mis en place pour contribuer à la réduction de la pauvreté rurale et stimuler les productions agricoles dans les régions de Kédougou, Kolda, Matam et Tambacounda, le PADAER II a suscité beaucoup d’espoirs auprès des communautés bénéficiaires. Cependant, à quelques jours de son échéance, de nombreuses préoccupations demeurent quant à l’achèvement effectif de certaines actions prévues.Les bénéficiaires invitent ainsi l’État du Sénégal à revoir, avec le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), certaines modalités de mise en œuvre des projets et programmes financés dans le pays, notamment en matière de procédures et de fonctionnement. Ils estiment que les populations rurales, principales bénéficiaires, devraient être davantage placées au centre des interventions.L’une des principales préoccupations concerne le faible taux d’absorption des ressources mobilisées par le programme, malgré les nombreuses conventions signées avec différents partenaires. Et pourtant beaucoup de ressources étaient inscrites dans les CACS et non engagées ..pourquoi il y a eu des blocages ?Plusieurs acteurs considèrent qu’une restructuration du programme apparaît désormais nécessaire afin de permettre l’exécution complète des activités prévues et d’éviter une fin prématurée aux allures d’inachevé.Des observateurs soulignent également que certaines ressources financières, notamment celles issues du Fonds espagnol, n’auraient pas encore été entièrement mobilisées au profit des bénéficiaires. Pour eux, il serait regrettable de clôturer le programme alors que des financements importants restent disponibles.Ce qu’il faut c’est profiter de l’unicité maintenant en un seul ministère des finances , de la célérité attendue et de la revue de tous les projets en difficulté pour espérer un denouement étant entendu que ce sont les bailleurs qui mettent leurs ressources nous devons émettre rapidement les autorisations d’engagement .Dans ce contexte, les communautés rurales attendent le décisions de l’Etat du Sénégal et interpellent les autorités sénégalaises sur la nécessité d’accorder une prolongation au PADAER II. Une telle mesure permettrait de renforcer l’impact du programme au bénéfice des agriculteurs, des éleveurs, des femmes et des jeunes des zones d’intervention.Cette prolongation s’inscrirait dans la continuité des nombreux programmes soutenus par le FIDA au Sénégal et contribuerait davantage à la réduction de la pauvreté, à l’amélioration de la sécurité alimentaire, à l’augmentation des revenus des ménages ruraux et au développement durable des territoires.À l’heure où plusieurs projets et programmes de développement font l’objet de critiques de la part des communautés bénéficiaires, les acteurs locaux estiment qu’il est indispensable de tirer les leçons des expériences passées afin de mieux répondre aux préoccupations réelles des populations rurales. Pour beaucoup, une prolongation du PADAER II constituerait une opportunité de finaliser les actions engagées et d’assurer un impact plus durable au profit des communautés concernées.Les véritables questions tournent autour des responsabilités et sur les conséquences et impacts .Une initiative de concertation devrait être prise par les nouvelles autorités du Ministère de l’Agriculture de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage en rapport avec celles des Finances et du FIDA pour un dénouement heureux .Babacar sene journal Agropasteur

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