0 5 minutes 4 heures
Spread the love

À l’occasion de l’Atelier national de concertation organisé le 30 juillet 2026 au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, en prélude à la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), le Colonel-Major Babacar Dione revient sur les enjeux de cette rencontre stratégique. Il explique les priorités du Sénégal, les attentes de la délégation nationale et la nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs autour d’une position nationale concertée.

Question 1 : Pourquoi cet atelier national est-il si important pour le Sénégal ?

Colonel-Major Babacar Dione : Cet atelier constitue une étape essentielle dans la préparation de la participation du Sénégal à la COP17 de la CNULCD, qui se tiendra du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ».Notre objectif est de construire une position nationale concertée en réunissant les administrations publiques, les collectivités territoriales, les organisations de producteurs, la société civile, les chercheurs, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. Nous voulons harmoniser les contributions de tous les acteurs afin que le Sénégal s’exprime d’une seule voix lors des négociations internationales

.Question 2 : En tant que Point focal national de la CNULCD, quelles sont vos principales missions ?

Colonel-Major Babacar Dione : En ma qualité de Point focal national de la Convention, j’ai la responsabilité de coordonner la mise en œuvre de la CNULCD au Sénégal. Cela comprend le suivi des engagements internationaux du pays, le rapportage sur les progrès accomplis, notamment en matière de Neutralité en matière de Dégradation des Terres (NDT), ainsi que le pilotage des programmes de gestion durable des terres, de restauration des écosystèmes et d’initiatives majeures telles que la Grande Muraille Verte.Notre mission consiste également à assurer la cohérence entre les politiques nationales et les engagements internationaux afin que les actions menées sur le terrain produisent des résultats durables au bénéfice des populations.

Question 3 : Quels sont les principaux enjeux que le Sénégal entend défendre à la COP17 ?

Colonel-Major Babacar Dione : La COP17 intervient dans un contexte où la dégradation des terres, la désertification, les sécheresses et les effets du changement climatique s’intensifient. Ces phénomènes menacent la sécurité alimentaire, la biodiversité, les moyens de subsistance des populations et le développement des territoires.Le Sénégal défendra plusieurs priorités, notamment la gestion durable des terres et des ressources naturelles, la sécurisation des droits fonciers, en particulier ceux des femmes, les transitions agroécologiques, la résilience face aux sécheresses, le développement d’un pastoralisme durable, la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs, la lutte contre le vol de bétail, la gestion des parcours pastoraux ainsi que la valorisation des savoirs locaux en complément des connaissances scientifiques.Cette édition revêt une importance particulière puisqu’elle coïncide avec l’Année internationale des parcours et des pasteurs, qui reconnaît le pastoralisme comme une solution essentielle pour restaurer les terres et renforcer la résilience climatique.

Question 4 : Quel rôle les organisations de la société civile joueront-elles dans cette dynamique ?

Colonel-Major Babacar Dione : Leur contribution est fondamentale. Les organisations de la société civile se sont déjà mobilisées lors de la Semaine Climat et Énergie afin d’élaborer des messages communs de plaidoyer. Cette dynamique a conduit à la création du Panel national des organisations de la société civile engagées dans la mise en œuvre de la CNULCD.L’objectif est d’assurer une meilleure coordination entre les initiatives citoyennes, les priorités nationales et les positions défendues par la délégation officielle.

À l’issue de cet atelier, nous souhaitons disposer d’une feuille de route claire, d’une répartition précise des responsabilités et d’un mécanisme permanent de concertation entre tous les acteurs.La réussite de la COP17 dépendra de notre capacité à travailler ensemble. Le Sénégal veut porter une voix forte et crédible pour promouvoir une gouvernance foncière responsable, une restauration durable des terres et un pastoralisme résilient au service du développement durable des territoires

Babacar sene journal Agropasteur

Laisser un commentaire