La Caravane nationale de reboisement 2026 a poursuivi ce dimanche 13 septembre, son parcours dans la région de Kédougou. Plusieurs étapes ont permis au ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf sous la pluie , de constater sur le terrain les efforts engagés en matière de reboisement, de préservation des ressources naturelles et de restauration du couvert végétal.De Tomboronkoto à Saraya-Bembou, en passant par Bandafassi, la délégation ministérielle a été confrontée à différentes initiatives portées aussi bien par les communautés locales que par les services forestiers.À Tomboronkoto, première étape de la caravane dans la zone de Bantaco, la délégation s’est rendue sur le site ayant accueilli la célébration de la Journée nationale de l’Arbre (JNA) 2026, ainsi que dans des zones marquées par les activités traditionnelles d’orpaillage, communément appelées « Jura ».Sur place, le ministre a insisté sur la nécessité de préserver les ressources naturelles et de renforcer la protection de l’environnement. Pour lui, la sauvegarde du patrimoine naturel constitue un enjeu majeur pour garantir un développement durable et préserver les moyens de subsistance des communautés.La délégation a également visité une plantation individuelle de 1,5 hectare, mise en place à l’initiative du chef du village. Cette réalisation illustre, selon les responsables présents, la capacité des communautés locales à prendre part directement aux efforts de restauration des terres et de développement du couvert végétal.La deuxième étape a conduit la caravane à Bandafassi, où le ministre a visité une plantation linéaire réalisée le long de l’axe routier par les services des Eaux et Forêts.Cette initiative vise notamment à renforcer le couvert végétal le long des routes, à améliorer le paysage et à contribuer à la réduction de l’impact des fortes températures sur les infrastructures routières.Au-delà de sa dimension environnementale, la plantation d’arbres le long des axes routiers apparaît ainsi comme un moyen de reconquérir progressivement des espaces dégradés et d’améliorer le cadre de vie des populations.La caravane a ensuite poursuivi sa route sur l’axe Saraya-Bembou, où la délégation a pu constater les résultats des plantations réalisées en 2025 le long de cet itinéraire.Cette visite a permis d’apprécier l’évolution des plants et, surtout, de mesurer l’importance du suivi après la mise en terre. Car si la plantation constitue une première étape, la survie et la croissance des arbres dépendent largement de leur entretien, de leur protection et de leur suivi dans le temps.La délégation a également visité le chantier du secteur de Saraya, actuellement en construction, ainsi que la pépinière. Le ministre s’est ainsi enquis de l’état d’avancement des travaux et des conditions de mise en œuvre des infrastructures destinées au service À travers cette étape de Kédougou, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a renouvelé son appel à la mobilisation de l’ensemble des acteurs autour de la restauration et de la protection du patrimoine naturel.De Tomboronkoto à Bandafassi, jusqu’à Saraya-Bembou, les différentes étapes de la caravane auront surtout mis en évidence un enjeu essentiel : le reboisement ne doit pas se limiter à planter des arbres, mais doit permettre de les faire survivre et grandir.Une responsabilité qui incombe aux services techniques, aux collectivités territoriales, aux communautés et à chaque citoyen.« Reboiser, c’est bien ; faire pousser, c’est nous ! » : une formule qui résume le défi désormais posé à l’ensemble des acteurs de la restauration des écosystèmes à Kédougou et au-delà.Babaclimat Journal Agropasteur ( BBF CTComMETE
