La promotion du bien-être des équidés de trait et le renforcement des compétences des professionnels de la santé animale pourraient bientôt bénéficier d’un nouveau cadre de collaboration. C’est l’un des principaux enseignements de la visite effectuée par Emmanuel B. Sarr, Directeur régional de Brooke Afrique de l’Ouest, au Haras national du Sénégal, à Kébémer, dans la région de Louga.Cette visite a été l’occasion pour le responsable régional de Brooke Afrique de l’Ouest de découvrir les infrastructures du Haras national et d’échanger avec ses responsables sur les possibilités de partenariat autour de la santé et du bien-être des équidés.Emmanuel B. Sarr a notamment tenu à saluer l’accueil qui lui a été réservé par le Dr vétérinaire et colonel Mamadou Barro, Directeur général du Haras national du Sénégal. Il a également souligné l’importance de cette institution dans la promotion et le développement de l’élevage équin au Sénégal.Au cours de la visite, Emmanuel B. Sarr a pu découvrir plusieurs installations du Haras, notamment la clinique équine. Une infrastructure qui, selon lui, pourrait jouer un rôle majeur dans le développement de la médecine vétérinaire équine au Sénégal.« J’ai pu visiter les installations et notamment la clinique équine, futur fleuron de la médecine vétérinaire équine au Sénégal elle sera a coup sùr le futur pôle de référence , a déclaré le Directeur régional de Brooke Afrique de l’Ouest.Les échanges ont également porté sur les possibilités de collaboration entre Brooke Afrique de l’Ouest et le Haras national, notamment dans les domaines de la promotion du bien-être des équidés de trait et du renforcement des capacités des professionnels de la santé animale.Derrière cette volonté de partenariat se trouve un enjeu plus large : mieux reconnaître le rôle économique et social des équidés de travail dans les communautés rurales. agricoles, au transport des personnes et des marchandises et, plus largement, aux moyens d’existence de nombreuses familles. Ils contribuent à réduire les coûts de transport, facilitent certaines activités des exploitations familiales et permettent également de créer des emplois et des sources de revenus.Pour Brooke, cette contribution demeure cependant insuffisamment prise en compte dans les politiques et les programmes de développement rural et d’élevage.Le rôle des équidés reste ainsi souvent sous-estimé par les particuliers, mais également par certaines institutions et organisations chargées de définir les politiques publiques, d’allouer les ressources et d’élaborer les cadres réglementaires qui concernent directement ces animaux.Organisation internationale spécialisée dans le bien-être des équidés de travail, Brooke intervient dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique centrale.En Afrique de l’Ouest, l’organisation entend développer et mettre en œuvre des stratégies nationales et régionales visant à améliorer durablement les conditions de vie et de travail des équidés.Cette approche passe notamment par un travail de proximité avec les communautés, mais aussi par l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services destinés aux équidés : soins vétérinaires, maréchalerie, sellerie et autres services essentiels à leur santé et à leur capacité de travail.L’organisation mise également sur le renforcement des compétences des professionnels de santé animale afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des chevaux, ânes et mulets.Au-delà des interventions de terrain, Brooke Afrique de l’Ouest souhaite inscrire la question du bien-être des équidés dans une perspective de long terme.L’organisation entend notamment contribuer au plaidoyer en faveur de politiques publiques et de cadres juridiques davantage favorables à la protection et au bien-être des équidés de trait.La visite d’Emmanuel B. Sarr au Haras national du Sénégal s’inscrit dans cette dynamique. Elle ouvre des perspectives de collaboration entre une institution nationale spécialisée dans l’élevage équin et une organisation internationale disposant d’une expertise reconnue dans le domaine du bien-être des équidés.Créé en 2004 par l’État du Sénégal, le Haras national du Sénégal est implanté à Kébémer, dans la région de Louga. Il a notamment pour missions de contribuer à l’amélioration génétique du cheptel équin, à la reproduction des chevaux notamment à travers l’insémination artificielle ainsi qu’à la recherche et à la conservation des races équines locales.Dans ce contexte, un rapprochement avec Brooke Afrique de l’Ouest pourrait permettre de renforcer les synergies autour de la santé, de la reproduction, de la formation et du bien-être des équidés.La visite aura ainsi permis de poser les premiers jalons d’une collaboration potentielle, avec une ambition commune : faire du bien-être des équidés de travail un véritable enjeu de santé animale, de développement rural et de protection des moyens d’existence des populations.Babacar sene journal Agropasteur
