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Dakar accueille, du 13 au 15 août 2026, le Bootcamp national du Projet SALOUMA. Cette rencontre doit permettre de départager les PME présélectionnées dans neuf régions du Sénégal et d’identifier celles qui bénéficieront d’un accompagnement renforcé en formation, coaching, financement et développement entrepreneurial.L’emploi des jeunes, l’autonomisation économique des femmes et la promotion de l’entrepreneuriat constituent aujourd’hui des enjeux majeurs pour le développement économique du Sénégal. Dans cette dynamique, les chaînes de valeur agricoles apparaissent comme un important levier de création d’emplois, de sécurité alimentaire et de développement des économies locales.C’est dans ce contexte que s’inscrit le Projet SALOUMA, mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) avec l’appui financier de la Mastercard Foundation. L’initiative vise à promouvoir un entrepreneuriat inclusif et durable, particulièrement au bénéfice des jeunes, des femmes et des personnes en situation de handicap.Le projet couvre neuf régions : Fatick, Kaolack, Kaffrine, Kédougou, Kolda, Matam, Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor. Des PME évoluant dans différentes chaînes de valeur agricoles y ont été présélectionnées.Pour cette nouvelle phase, le PAM s’appuie sur l’Institut des Technologies du Digital (ITD), spécialisé dans la formation, l’innovation, l’incubation, la transformation digitale et l’accompagnement des entreprises.Le Bootcamp national constitue ainsi une étape décisive. Pendant trois jours, les dirigeants des PME participeront à des formations intensives, des master classes, des panels et des séances de coaching consacrés notamment au leadership, au développement personnel, à l’idéation, à l’entrepreneuriat et à la communication.Au-delà de la formation, le Bootcamp sera également un exercice de sélection. Les dirigeants des PME devront présenter leur entreprise et leur projet devant un jury composé notamment de représentants du PAM, de l’ITD, du ministère de l’Agriculture, d’experts et de partenaires du secteur privé.Cette audition permettra d’évaluer le potentiel de croissance, d’innovation, de création d’emplois et d’impact territorial des différentes entreprises.Les participants seront également accompagnés dans l’amélioration de leurs plans de développement et dans la préparation d’un pitch entrepreneurial capable de convaincre des partenaires ou de futurs investisseurs.À l’issue du Bootcamp, une liste définitive et un classement des PME retenues seront établis sur la base de critères d’évaluation préalablement définis. Les entreprises sélectionnées pourront alors intégrer la prochaine étape du Projet SALOUMA, comprenant notamment la formation, le coaching, l’appui à l’élaboration des business plans, la facilitation de l’accès au financement et le suivi des entreprises.L’ambition est également de créer des passerelles entre les entrepreneurs, les institutions publiques, les investisseurs, les partenaires techniques et financiers et les structures d’accompagnement.Le dispositif accorde une attention particulière aux catégories souvent confrontées à des difficultés d’accès aux opportunités économiques. Les jeunes doivent représenter au moins 80 % des bénéficiaires directs, les femmes entrepreneures au moins 70 % et les personnes en situation de handicap au moins 5 %.Les retombées attendues dépassent les seules PME bénéficiaires. Les employés, producteurs agricoles, coopératives, organisations professionnelles, collectivités territoriales, consommateurs et partenaires financiers figurent également parmi les bénéficiaires indirects.Pour le PAM et ses partenaires, l’enjeu est donc de faire du Bootcamp un véritable espace de formation, de sélection, de mise en réseau et d’ouverture vers le financement.À travers SALOUMA, le PAM, la Mastercard Foundation, l’ITD et les partenaires institutionnels entendent ainsi contribuer au renforcement des chaînes de valeur agricoles et à l’émergence d’entreprises plus compétitives, résilientes et créatrices d’emplois dans les territoires.Le Bootcamp de Dakar apparaît dès lors comme bien plus qu’un simple concours : il constitue le point de passage vers un nouvel accompagnement des PME agricoles et une étape concrète dans la construction d’un entrepreneuriat agricole plus inclusif au Sénégal.Babaçàr sene journal Agropasteur

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