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Une rencontre de deux jours consacrée aux prévisions météorologiques basées sur les impacts pour l’agriculture et la sécurité alimentaire s’est ouverte ce mercredi 12 août à Dakar.
Elle réunit des experts de différentes structures de l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM) et du Projet 2 du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS).
Les travaux se poursuivront jusqu’au 13 août 2026.
Cette rencontre vise notamment à croiser les données disponibles afin de développer des prévisions météorologiques et climatiques fondées sur les impacts et de mettre au point des cartes permettant de mieux visualiser les zones exposées aux différents risques.
L’enjeu est de passer d’une approche essentiellement descriptive des phénomènes météorologiques à une démarche davantage orientée vers leurs conséquences concrètes sur les activités agricoles et la sécurité alimentaire.
Dans cette perspective, l’ANACIM plaide pour une démarche collective impliquant l’ensemble des acteurs concernés.
L’institution entend ainsi travailler avec ses partenaires à la production prochaine de cartes de vulnérabilité et de risques dédiées à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.
À terme, ces outils devraient contribuer à mieux anticiper les aléas météorologiques et leurs répercussions sur les activités agricoles.
Un enjeu devenu particulièrement important dans un contexte marqué par les effets du dérèglement climatique, avec la multiplication des phénomènes extrêmes : vagues de chaleur successives, pauses pluviométriques et bouleversements des régimes de précipitations.
Prenant part aux travaux, M. Oumar Konté, Directeur de la Météorologie à l’ANACIM, a insisté sur la nécessité d’une co-construction et d’une véritable synergie entre les différentes structures.
Selon lui, le croisement des informations et des expertises doit permettre de mieux anticiper les risques et de mettre à la disposition des décideurs des données fiables, pertinentes et adaptées à leurs besoins.
Cette démarche devrait ainsi contribuer à renforcer la capacité d’anticipation et de prise de décision dans les secteurs de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, particulièrement vulnérables aux variations et aux extrêmes climatiques.
Babaclimat Journal Agropasteur

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