Pour illustrer les efforts engagés par son pays, la ministre a fait état de résultats significatifs enregistrés ces dernières années. Plus de 2,8 millions d’hectares de terres dégradées auraient ainsi été récupérés.Elle a également cité les réalisations du Projet de Restauration des Terres Dégradées, à travers lequel 118 sous-projets, pour un montant de près de 7 milliards de francs CFA, ont bénéficié directement à plus de 142 000 personnes, principalement des femmes et des jeunes. À l’occasion du Sommet ministériel de haut niveau organisé dans le cadre de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), le Mali a porté un plaidoyer fort en faveur d’une mobilisation accrue des financements pour la restauration des terres dégradées et le renforcement de la résilience face à la sécheresse.Prenant la parole lors de la Journée des finances, consacrée aux mécanismes financiers innovants en faveur de terres saines et de la résilience à la sécheresse, ainsi qu’au Forum des entreprises pour les terres, présidé par le président mongol, Son Excellence M. Ukhnaa Khürelsükh, Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre chargée de l’Environnement du Mali, a transmis les salutations fraternelles du peuple et du gouvernement maliens.Elle a surtout réaffirmé l’engagement résolu du Mali, sous le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État, en faveur de la lutte contre la désertification, de la restauration des terres et du renforcement de la résilience des populations.« Investir dans des terres saines, c’est investir dans notre sécurité alimentaire »Dans son intervention, la ministre malienne a livré un message particulièrement interpellateur, en mettant en évidence le lien étroit entre la santé des terres, la sécurité alimentaire, l’économie rurale et la stabilité des territoires.«« Pour un pays sahélien comme le Mali, investir dans des terres saines n’est pas seulement une exigence environnementale, c’est également investir dans notre sécurité alimentaire, nos économies rurales, l’emploi et la stabilité de nos territoires. »»Pour Mme Doumbia Mariam Tangara, la restauration des terres doit ainsi être considérée non pas comme une simple dépense environnementale, mais comme un investissement productif, capable de générer des bénéfices économiques et sociaux pour les communautés.Pour illustrer les efforts engagés par son pays, la ministre a fait état de résultats significatifs enregistrés ces dernières années. Plus de 2,8 millions d’hectares de terres dégradées auraient ainsi été récupérés.Elle a également cité les réalisations du Projet de Restauration des Terres Dégradées, à travers lequel 118 sous-projets, pour un montant de près de 7 milliards de francs CFA, ont bénéficié directement à plus de 142 000 personnes, principalement des femmes et des jeunes.Ces résultats, selon la ministre, confortent la conviction du Mali que la restauration des terres constitue un véritable investissement dans le développement des territoires et l’amélioration des conditions de vie des populations.Face à l’ampleur des défis liés à la dégradation des terres et aux sécheresses, Mme Doumbia Mariam Tangara estime toutefois que les efforts doivent désormais franchir une nouvelle étape.« L’ampleur des défis exige désormais un changement d’échelle », a-t-elle souligné, rappelant que les ressources publiques ne peuvent, à elles seules, couvrir l’ensemble des besoins de financement.Le Mali entend ainsi transformer davantage ses priorités nationales en programmes structurés et bancables, susceptibles d’attirer des investissements à grande échelle.Dans cette perspective, la ministre a appelé les banques multilatérales et les institutions financières de développement à renforcer leur rôle de levier, notamment à travers les garanties, les financements mixtes et les mécanismes de partage des risques, afin de faciliter l’orientation des capitaux privés vers la restauration des terresParallèlement aux financements publics et concessionnels, le Mali explore de nouvelles sources de financement environnemental et climatique.Mme Doumbia Mariam Tangara a notamment évoqué les opportunités liées aux financements mixtes, aux marchés carbone et aux paiements pour services écosystémiques.Cette diversification apparaît, pour Bamako, comme une nécessité pour mobiliser les ressources indispensables à la restauration des écosystèmes et accompagner les communautés vulnérables face aux effets de la sécheresse et de la dégradation des terres.Le Mali s’est par ailleurs déclaré ouvert à la coopération internationale et aux partenariats, tout en insistant sur le respect de sa souveraineté et de ses priorités nationales.La ministre a plaidé pour des partenariats équitables, orientés vers des résultats concrets et capables de répondre directement aux besoins des populations.À travers ce plaidoyer porté à Oulan-Bator, le Mali entend donc faire de la restauration des terres un enjeu à la fois environnemental, économique, social et stratégique.Le message de Mme Doumbia Mariam Tangara se résume en une conviction forte : « Investir dans nos terres, c’est investir dans notre sécurité alimentaire, notre résilience et l’avenir de nos populations. »À la COP17, le Mali se positionne ainsi en faveur d’un changement d’échelle dans le financement de la restauration des terres, en appelant les partenaires publics et privés à transformer les engagements en investissements concrets au service du développement durable et de la résilience des territoires sahéliens.Babaclimat Journal Agropasteur
