La Coalition Nationale Genre et Changement Climatique, avec Clim’Elle Network et Women 4 Climate Justice, appelle à renforcer la participation des femmes dans la gouvernance climatique et environnementale. À Bargny, l’avancée de la mer se fait sentir un peu plus chaque année. À Cayar, les pirogues rentrent parfois plus tard et avec des prises moins abondantes. À Toubacouta et Sokone, la mangrove recule tandis que la salinisation gagne progressivement les terres où le riz était autrefois cultivé.Dans ces territoires fortement exposés aux effets du changement climatique, les femmes occupent une place centrale dans la résilience des communautés. Elles transforment les produits de la pêche, participent à la restauration de la mangrove, soutiennent les ménages et contribuent au maintien des activités économiques locales.Pourtant, leur rôle dans les espaces de décision demeure encore insuffisant. Les questions liées à la gestion du foncier, du littoral, de l’eau ou encore à l’accès aux financements climatiques sont souvent débattues sans une représentation suffisante des femmes directement concernées.« L’histoire ne sera plus comme avant »Face à cette situation, la Coalition Nationale Genre et Changement Climatique, en collaboration avec Clim’Elle Network, entend contribuer à faire évoluer les pratiques et à placer les femmes au cœur de la gouvernance climatique et environnementale.L’initiative prévoit de réunir, à partir du 1er septembre 2026, des femmes de Bargny, Cayar, Toubacouta et Sokone, aux côtés de juristes, d’organisations de la société civile et d’institutions.L’objectif est de créer un espace de dialogue et d’engagement permettant aux femmes de faire entendre leur voix, de partager leurs expériences et de participer davantage aux décisions qui touchent directement leurs territoires et leurs moyens de subsistance.Planter le matin, s’engager l’après-midiLa journée du 1er septembre 2026 sera articulée autour de deux temps forts. Dans la matinée, les participantes prendront part à des activités de plantation et de restauration de l’environnement. L’après-midi sera consacré à l’engagement et à la mobilisation en faveur d’une participation accrue des femmes dans la gouvernance climatique et environnementale.À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent faire de la participation des femmes non plus une simple question de représentation, mais un véritable levier d’action pour la résilience des territoires.De Bargny à Cayar, en passant par Toubacouta et Sokone, le message est ainsi lancé : les femmes qui vivent au quotidien les conséquences des changements environnementaux doivent également être présentes là où se prennent les décisions.Le 1er septembre 2026, la mobilisation sera au rendez-vous. « Restez avec les femmes », invitent les organisateurs, avec l’appui de Women 4 Climate Justice.Babaclimat Journal Agropasteur
