L’ONG Brooke Afrique de l’Ouest salue la signature, par le Président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, du décret n°2026/0826 portant réglementation de l’abattage, des mouvements internes et de l’exportation des asins, camélins et équidés. Une décision qui, selon l’organisation, vient renforcer les mesures de protection des animaux de travail et soutenir les communautés qui en dépendent.C’est avec une « immense joie » que Brooke Afrique de l’Ouest accueille la signature de ce décret par le chef de l’État burkinabè. Pour son directeur, Emmanuel Bouré Sarr, cette nouvelle réglementation constitue une avancée importante dans la préservation de l’espèce asine et, plus largement, dans la protection des équidés au Burkina Faso.Le décret présidentiel intervient après l’arrêté interministériel pris en 2016. Il vient ainsi conforter et renforcer la volonté des autorités burkinabè de mieux encadrer l’abattage, les mouvements à l’intérieur du pays ainsi que l’exportation des asins, camélins et équidés.Pour Brooke Afrique de l’Ouest, l’adoption de ce nouveau cadre réglementaire doit désormais être suivie d’une large vulgarisation auprès des acteurs concernés et d’une mise en œuvre effective sur le terrain.Dans cette perspective, l’organisation et ses partenaires, notamment Inades-Formation Burkina, l’ONG APIL et l’Ordre national des vétérinaires du Burkina Faso, annoncent leur engagement à accompagner les autorités dans la diffusion et l’application des dispositions du décret.Cette mobilisation vise notamment à sensibiliser les communautés, les acteurs de la filière et les différents intervenants sur les nouvelles règles applicables à l’abattage, aux mouvements et à l’exportation des animaux concernés.« Préservons ensemble nos ânes et nos ressources animales » est le slogan lancé par M Emmanuel Sarr pour qui cette décision est également accueillie comme une source de satisfaction lui qui s’est engagé depuis plusieurs années dans la défense des équidés, notamment de l’espèce asine.À travers Brooke, organisation britannique engagée dans la protection et le bien-être des animaux de travail en Afrique, le directeur Afrique de l’Ouest entend continuer à porter la voix des communautés dont les moyens de subsistance reposent largement sur les ânes et les chevaux.« Ensemble, préservons nos ânes, ensemble, préservons nos ressources animales », résume-t-il, mettant en avant la nécessité de concilier protection animale, activités économiques et moyens de subsistance des populations rurales du Burkina Faso où Brooke Afrique de l’Ouest travaille également avec les services vétérinaires afin de contribuer au renforcement de la prise en charge des maladies équines et asines.L’organisation accompagne par ailleurs les communautés dépendantes des ânes et des chevaux de travail, en mettant l’accent sur l’amélioration de la santé, du bien-être et des conditions d’utilisation de ces animaux.Pour Brooke Afrique de l’Ouest, la signature de ce décret constitue donc une étape majeure. L’enjeu est désormais de transformer cette avancée réglementaire en actions concrètes sur le terrain, afin de mieux protéger les équidés tout en sécurisant les moyens de subsistance des communautés qui en dépendent.Babacar sene journal Agropasteur
