La Journée des Peuples Autochtones à la COP17 de l’UNCCD à Oulan-Bator a mis en lumière le rôle déterminant des communautés autochtones et pastorales dans la lutte contre la désertification et l’adaptation aux sécheresses.Les Peuples Autochtones sont au cœur de la restauration des terres et de la résilience climatique.Ils sont souvent présentés comme les premières victimes de la dégradation des terres et du changement climatique. Mais à la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), les Peuples Autochtones veulent également être reconnus comme des acteurs majeurs et des détenteurs de solutions.C’est tout le sens de la Journée des Peuples Autochtones, organisée le 26 août à Oulan-Bator, en Mongolie. Sous le leadership de Mme Hindou Oumarou Ibrahim, présidente du Caucus des Peuples Autochtones au sein de l’UNCCD, les échanges ont mis en avant la contribution essentielle des Peuples Autochtones et des communautés pastorales à la restauration des terres, à la lutte contre la désertification et au renforcement de la résilience face aux sécheresses.Au cœur des discussions : la nécessité de garantir une participation pleine, effective et directe des Peuples Autochtones aux décisions qui concernent leurs territoires et leurs moyens de subsistance.Hindou Oumarou Ibrahim plaide notamment pour une meilleure reconnaissance des savoirs traditionnels, considérés comme des ressources essentielles pour répondre aux défis environnementaux actuels. Pour les communautés concernées, la restauration des terres ne peut être durable sans leur implication dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques et programmes.La rencontre s’est déroulée en présence de H.E. Amarsaikhan Sainbuyan et du Dr Osama Ibrahim Faqeeha, ainsi que de représentants des Peuples Autochtones, des communautés pastorales et des institutions internationales.Des droits à l’action concrèteLes échanges ont également souligné l’urgence de passer des engagements politiques à des actions concrètes sur le terrain.Parmi les priorités identifiées figurent notamment l’accès des communautés aux financements, la sécurisation et la protection de leurs territoires, la valorisation des savoirs autochtones et la participation directe des populations autochtones et pastoralistes aux programmes de restauration des terres.Cette question du financement apparaît particulièrement stratégique. Les communautés qui vivent au quotidien les effets de la dégradation des terres disposent souvent de connaissances et de pratiques adaptées à leur environnement, mais restent insuffisamment associées aux mécanismes de financement et aux processus de décision.Les détenteurs de solutionsÀ travers cette Journée des Peuples Autochtones, un message fort résonne à la COP17 de l’UNCCD : les Peuples Autochtones ne doivent pas être considérés uniquement comme des victimes de la dégradation des terres et des sécheresses.Ils sont aussi des acteurs de la restauration, des gardiens des écosystèmes et des détenteurs de savoirs et de solutions capables de contribuer à la construction de territoires plus résilients.À Oulan-Bator, leur appel est donc clair : faire de la reconnaissance des droits, des savoirs et de la participation des Peuples Autochtones non plus seulement un principe, mais une réalité au cœur des politiques de restauration des terres et de lutte contre la désertification.Je peux également vous proposer une version encore plus percutante pour Agropasteur, avec un titre de Une plus accrocheur et un angle davantage centré sur Hindou Oumarou Ibrahim et la voix des pasteurs africains.Babaclimat Journal Agropasteur
