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La lutte contre le commerce illégal des peaux d’ânes entre dans une nouvelle phase en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Du 31 août au 3 septembre 2026, INADES-Formation et Brooke Afrique de l’Ouest ont réuni à Abidjan les principales parties prenantes du projet consacré à la lutte contre ce commerce dans cinq pays : le Togo, le Bénin, le Tchad, le Nigéria et le Cameroun.Cet atelier de démarrage marque le lancement effectif de la nouvelle phase du projet, avec pour objectif de consolider les acquis de la première phase et de renforcer les actions destinées à lutter contre les circuits illégaux de commercialisation des peaux d’ânes.Pendant quatre jours, les participants ont procédé à un bilan de la première phase du projet, tout en partageant les principales leçons apprises et les expériences acquises sur le terrain. Les échanges ont également porté sur les priorités et les modalités de mise en œuvre de la nouvelle phase.Au cœur des travaux figuraient notamment le cadre logique du projet, le plan de travail, le dispositif de suivi-évaluation, la gestion des risques, la gouvernance ainsi que la feuille de route des 90 premiers jours.Ces différents outils doivent permettre aux équipes nationales et aux partenaires de disposer d’un cadre commun pour assurer une mise en œuvre cohérente et efficace des activités dans les cinq pays concernés.Au-delà de la planification opérationnelle, l’atelier d’Abidjan a constitué une étape stratégique pour renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre le commerce illégal des peaux d’ânes.Pour Emmanuel B. Sarr, Directeur régional de Brooke Afrique de l’Ouest, cette rencontre constitue une étape déterminante pour la suite du projet.«« Cette étape demeure très importante pour la nouvelle phase du projet. Elle a permis de poser des bases solides et d’assurer une mise en œuvre efficace du projet dans les cinq pays concernés : Togo, Bénin, Tchad, Nigéria et Cameroun. »»La nouvelle phase entend ainsi capitaliser sur les enseignements tirés de la première, tout en renforçant la gouvernance, le suivi des interventions et la coordination entre les différents partenaires.Avec le lancement de cette nouvelle étape, INADES-Formation et Brooke Afrique de l’Ouest entendent poursuivre leurs efforts pour contribuer à endiguer le commerce illégal des peaux d’ânes, tout en renforçant les mécanismes de collaboration et d’action dans les cinq pays ciblés.Les conséquences du commerce illégal des peaux d’ânes pour les communautés, les équidés et les économies locales sont énormes ; Une filière clandestine qui menace les ânes, fragilise les communautés et saigne les économies localesAu-delà d’un simple commerce illégal, le trafic des peaux d’ânes constitue désormais un véritable enjeu économique, social et de protection animale. Derrière chaque peau exportée se cachent des pertes pour les éleveurs, des menaces sur les moyens de subsistance des communautés rurales et une pression croissante sur les populations d’ânes, indispensables au transport, à l’agriculture et aux activités quotidiennes de nombreuses familles.Face à cette situation, la lutte contre le commerce clandestin des peaux d’ânes ne peut plus se limiter à des opérations ponctuelles. Elle appelle une réponse structurée, associant pouvoirs publics, collectivités territoriales, organisations d’éleveurs, acteurs de la protection animale les communautés locales.et les médias La relance du projet doit ainsi marquer un tournant : mieux documenter le phénomène, renforcer la surveillance de la chaîne de commercialisation, sensibiliser les populations et surtout proposer des alternatives économiques durables.L’enjeu est désormais de passer a l’action afin de tarir les circuits clandestins et de faire de la protection des équidés des Asins et des Camélins un véritable levier de développement local.Babacar sene journal Agropasteur

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