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À Rennes, le Salon international de l’élevage ouvre ses portes du 15 au 17 septembre 2026. L’eau, la sécheresse, les aides d’urgence et l’avenir de l’agriculture s’imposent au cœur des discussions, dans un contexte de fortes chaleurs qui éprouvent les exploitations bretonnes.A Rennes,ce Mardi  15 septembre 2026 la 40e édition du SPACE, le Salon international de l’élevage, a officiellement ouvert ses portes au Parc des Expositions de Rennes. La cérémonie inaugurale a été présidée par la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, venue à la rencontre du monde agricole dans un contexte marqué par les conséquences du changement climatique et les difficultés de trésorerie des éleveurs.Pendant trois jours, du 15 au 17 septembre, le rendez-vous rennais entend réunir les professionnels de l’élevage, les chercheurs, les vétérinaires, les constructeurs et les acteurs des filières animales. Plus de 100 000 visiteurs venus de tout le Grand Ouest sont attendus pour cette édition anniversaire, devenue un rendez-vous majeur de l’agriculture et de l’élevage.« L’Eau à la Source de l’Énergie » : c’est autour de ce thème que s’articule cette 40e édition. Un choix qui résonne avec l’actualité climatique, après un été marqué par des records de chaleur en Bretagne, ainsi que par des épisodes de sécheresse et de canicule qui fragilisent les exploitations agricoles.Dans les élevages, la question de l’eau dépasse désormais la seule disponibilité de la ressource. Elle touche directement l’abreuvement des animaux, la production de fourrage, la santé des troupeaux et la viabilité économique des exploitations.Le SPACE 2026 se présente ainsi comme un espace de réflexion et de recherche de solutions face aux défis climatiques qui redessinent les conditions de production agricole.Dès son arrivée, Annie Genevard a rencontré les représentants du monde agricole à huis clos, avant d’entamer une visite des halls et des stands du salon.Au fil de cette visite, la ministre devait échanger avec les éleveurs, les vétérinaires, les chercheurs et les constructeurs, conformément au programme officiel. Un passage était également prévu dans les locaux de la Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF), pour aborder notamment la situation sanitaire et les enjeux liés à l’eau.Cette présence ministérielle intervient alors que les professionnels attendent des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les fermes.Une visite ministérielle au plus près des éleveurs.Au-delà des rencontres et des échanges dans les allées du salon, la visite d’Annie Genevard a été marquée par plusieurs annonces et orientations concernant le soutien aux éleveurs.Parmi les mesures mises en avant figure le plan CASI — Climat, Adaptation, Sécheresse et Incendies — présenté comme un dispositif d’urgence doté d’une enveloppe globale de 1,3 milliard d’euros.Ce soutien vise à accompagner les exploitations confrontées à des pertes importantes liées aux événements climatiques, notamment les difficultés d’approvisionnement en fourrage et les conséquences sur les troupeaux.L’objectif affiché est de contribuer à préserver les élevages et à éviter que les crises climatiques ne se transforment en crises économiques durables.Autre attente forte du monde agricole : la rapidité du versement des aides.Face aux difficultés financières rencontrées par les exploitants, la ministre a mis en avant l’accélération des premiers paiements au titre de la solidarité nationale. Une mesure destinée à apporter un soutien rapide aux fermes dont les trésoreries sont fortement fragilisées.Pour les éleveurs, l’enjeu est immédiat : pouvoir continuer à nourrir les animaux, maintenir l’activité et faire face aux charges qui s’accumulent.La sécurisation de la ressource en eau figure également parmi les grandes préoccupations du SPACE 2026.Annie Genevard a défendu l’application de la loi d’urgence agricole votée cet été, qui prévoit de doubler la capacité de stockage de l’eau destinée à l’agriculture d’ici 2035.Cette orientation nourrit le débat sur l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, alors que les épisodes de sécheresse deviennent un facteur déterminant pour l’avenir des exploitations.Si la ministre a salué la résilience et la capacité d’adaptation des éleveurs rencontrés au SPACE, les organisations professionnelles agricoles estiment que les mesures annoncées doivent être renforcées.La FNSEA, notamment, réclame des réponses complémentaires immédiates pour éviter que les difficultés actuelles ne débouchent sur une multiplication des cessations d’activité.Parmi les demandes figurent la prolongation sur 24 mois des prêts bancaires de court terme, afin de donner aux exploitations le temps de retrouver un équilibre financier.Derrière les annonces, une inquiétude demeure : celle de voir les crises climatiques accélérer la disparition d’élevages déjà fragilisés par les charges, les aléas de production et les incertitudes économiques.Au-delà des débats politiques, le SPACE reste avant tout un lieu de rencontres professionnelles, de démonstrations et d’innovation.Durant les trois jours de cette 40e édition, conférences, échanges et présentations de solutions techniques rythmeront le programme. Les visiteurs pourront découvrir des équipements, des innovations et des pratiques destinés à améliorer les performances des exploitations et à renforcer leur adaptation aux nouvelles contraintes climatiques.Pour les professionnels de l’élevage, le salon constitue une occasion de préparer leurs projets, de rencontrer les acteurs des filières et de rechercher des réponses concrètes aux défis qui se posent à leurs exploitations.À Rennes, l’eau est au centre des discussions. Mais derrière cette ressource devenue stratégique, c’est bien l’avenir de l’élevage et la capacité des agriculteurs à résister aux crises qui se joue.Babacar Sene Journal Agropasteur

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