Mbour accueille, du 25 au 27 septembre 2026, un atelier consacré au renforcement des capacités des professionnels des médias sur la gouvernance, la transparence des pêches et leur contribution aux réformes législatives en cours. Les journalistes sont appelés à jouer un rôle accru dans le suivi des politiques publiques et dans le débat sur la gouvernance des ressources halieutiques. C’est dans cette perspective que l’Environmental Justice Foundation (EJF) organise, du vendredi 25 au dimanche 27 septembre 2026 à Mbour, un atelier de renforcement des capacités consacré à la transparence dans le secteur des pêches et au rôle des médias dans les réformes législatives au Sénégal.La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « O5 Sénégal EJF 2026 / GPS – Promotion des principes de transparence et renforcement de la surveillance participative au Sénégal », ainsi que du projet « Promouvoir la Charte mondiale pour la transparence des pêches au Sénégal ».Les travaux, qui se dérouleront principalement les samedi 26 et dimanche 27 septembre, interviennent dans un contexte particulier marqué par la révision du cadre juridique régissant le secteur, notamment la loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la pêche maritime et son décret d’application n°2016-1804 du 22 novembre 2016.Au-delà d’une simple session d’information, l’atelier entend renforcer les compétences des journalistes afin qu’ils puissent mieux comprendre les mécanismes de gouvernance du secteur halieutique, analyser les réformes en cours et produire des contenus journalistiques fondés sur des informations vérifiées, des données fiables et des analyses documentées.somme toute de Donner aux journalistes les moyens de mieux enquêter.L’enjeu est de permettre aux professionnels des médias de dépasser la simple restitution des déclarations officielles pour développer davantage un journalisme d’enquête, de données et d’explication, capable de rendre accessibles au public des questions souvent techniques liées à la gestion des ressources halieutiques.Dans un secteur où se croisent enjeux économiques, sociaux, environnementaux et alimentaires, le journaliste doit pouvoir identifier les sources pertinentes, recouper les informations, interroger les données disponibles et donner la parole aux différentes parties prenantes.La transparence constitue l’un des piliers d’une gouvernance responsable des ressources halieutiques. Elle permet notamment de mieux comprendre les décisions prises dans le secteur, les conditions d’exploitation des ressources, les mécanismes de contrôle et les responsabilités des différents acteurs.Elle est également présentée comme un moyen de contribuer à la lutte contre la pêche illicite, de renforcer la redevabilité et d’améliorer la gestion durable des ressources marines.Dans ce dispositif, les médias occupent une position particulière. Par leurs enquêtes, leurs reportages et leurs analyses, ils peuvent contribuer à rendre l’information accessible aux citoyens et à alimenter le débat public.L’atelier entend ainsi rappeler que le rôle du journaliste ne se limite pas à transmettre l’information. Il consiste également à chercher, vérifier, contextualiser et expliquer.Sur les questions de pêche, cela suppose notamment de pouvoir :vérifier les informations et les données relatives aux ressources halieutiques ; comprendre et expliquer les textes législatifs et réglementaires ; suivre les politiques publiques et leur mise en œuvre ;donner la parole aux pêcheurs, aux communautés, aux scientifiques, aux organisations professionnelles, aux pouvoirs publics et à la société civile ;identifier les enjeux de transparence et de redevabilité ; vulgariser les réformes du Code des pêches ;développer des enquêtes documentées sur la gouvernance du secteur ; contribuer, par une information rigoureuse, au débat public.et enfin placer le journaliste, un acteur de la redevabilité.Cette approche place le journaliste dans une position d’interface entre l’expertise technique, les décideurs et les citoyens.Une partie importante de la rencontre sera consacrée à la Charte mondiale pour la transparence des pêches. Les participants seront invités à mieux comprendre ses principes, leur portée et les possibilités de leur application dans le contexte sénégalais.L’objectif est de permettre aux journalistes de disposer d’outils leur permettant d’interroger les politiques publiques à partir de critères de transparence, d’accès à l’information, de participation et de redevabilité.La formation doit également permettre aux professionnels des médias de mieux appréhender les enjeux liés à la révision du Code des pêches et de contribuer au débat sur les réformes à partir d’une information rigoureuse et indépendante.Des journalistes mieux outillés pour produire davantage et mieuxL’un des principaux résultats attendus est l’amélioration de la qualité et de la quantité des productions médiatiques consacrées à la gouvernance et aux réformes du secteur halieutique.Les organisateurs souhaitent notamment que les journalistes maîtrisent davantage les principes de la Charte mondiale pour la transparence des pêches et disposent d’outils pratiques pour traiter ces questions avec rigueur.La rencontre devrait également favoriser la constitution et le renforcement d’un réseau de journalistes spécialisés sur les questions de transparence et de gouvernance des pêches.Cette mise en réseau pourrait faciliter le partage d’informations, de données, de sources et d’expériences entre professionnels des médias, chercheurs, parlementaires, organisations de la société civile et acteurs du secteur.Une trentaine de participants sont annoncés à cette rencontre, parmi lesquels des journalistes, des représentants de la Direction des pêches maritimes (DPM), du CRODT, de la FITI, de l’ADEPA, de l’EJF, du REPES, du CONAPED et du Réseau national des CLPA.Des parlementaires, chercheurs, assistants parlementaires, consultants et enseignants-chercheurs sont également attendus pour contribuer aux échanges.Parmi les personnes ressources annoncées figurent notamment Moussa M. Bengue, secrétaire exécutif de l’ADEPA, ainsi que des représentants du CRODT, de l’EJF et du monde de la recherche. Moustapha Sène, consultant, journaliste et enseignant-chercheur, figure également parmi les personnes ressources prévues.Pendant les deux journées de travaux, les participants suivront des présentations suivies de discussions et d’échanges. Des travaux de groupes sont également prévus autour de certains principes de la Charte mondiale pour la transparence des pêches.L’objectif est de favoriser une approche pratique permettant aux journalistes de transformer les connaissances acquises en productions journalistiques concrètes : articles, enquêtes, reportages, interviews, analyses et contenus de vulgarisation.À travers cette initiative, l’enjeu dépasse donc la seule formation technique. Il s’agit de renforcer la capacité des médias à exercer pleinement leur fonction d’information, de contrôle citoyen et d’explication des politiques publiques.Dans un secteur aussi stratégique que celui de la pêche, mieux outiller les journalistes, c’est aussi donner au public davantage de moyens pour comprendre les décisions qui concernent une ressource essentielle à l’économie, à l’alimentation et aux moyens d’existence de nombreuses communautés sénégalaises.Babaclimat Journal Agropasteur
