Face à la menace d’extinction qui pèse sur plus d’un million d’espèces, le Secrétaire général des Nations unies exhorte les États à accélérer leurs efforts et à traduire leurs engagements en actions concrètes pour préserver la biodiversité.À l’approche de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, organisée à Erevan, en Arménie, António Guterres lance un appel à une mobilisation mondiale accrue en faveur de la nature.« Plus d’un million d’espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction, nous rapprochant d’un monde de moins en moins habitable. Cela n’est pas une fatalité », alerte le Secrétaire général de l’ONU.Pour António Guterres, il est désormais urgent de faire preuve de davantage d’ambition, de rapidité et de volonté politique afin de rétablir un équilibre durable entre les activités humaines et les écosystèmes. Il appelle les gouvernements, les entreprises et les communautés à accélérer leurs efforts pour enrayer l’érosion de la biodiversité et préserver les ressources naturelles indispensables à la vie.Le Secrétaire général rappelle que la biodiversité constitue le socle de la sécurité alimentaire, de l’accès à l’eau et de la qualité de l’air. Sa dégradation accentue les vulnérabilités des populations et compromet les perspectives de développement durable.« Notre monde est en proie à des conflits, au chaos climatique, à l’insécurité alimentaire, aux menaces sanitaires et bien d’autres crises », souligne-t-il, insistant sur les liens étroits entre les défis environnementaux, économiques et sociaux.« La biodiversité n’est pas un défi isolé. Répondre à l’une de ces crises exige de les affronter toutes. Et il n’y a pas de temps à perdre », avertit António Guterres.La COP17 représente une étape importante dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Elle doit permettre aux pays d’évaluer les progrès accomplis et d’accélérer l’application des objectifs mondiaux de protection et de restauration de la nature.Au-delà des déclarations d’intention, l’enjeu est de renforcer les moyens financiers, la coopération internationale et les politiques publiques nécessaires à la préservation des écosystèmes.L’appel lancé par António Guterres à Erevan est sans équivoque : la protection de la biodiversité ne peut plus attendre. Elle exige une action collective, cohérente et immédiate, à la hauteur des menaces qui pèsent sur la planète et sur les générations futures.(Résumé par babaclimat journal Agropasteur )
