À l’approche de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique, le Leaders for Nature Summit a tenu sa session plénière le 16 octobre à Erevan, en Arménie. Cette rencontre de haut niveau a été marquée par la publication de la Déclaration de Yerevan, qui appelle à renforcer les engagements et à accélérer les actions en faveur de la préservation de la biodiversité.À cette occasion, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, le Dr Aliou Gori Diouf, a représenté le président de la République du Sénégal.Intitulée « Prendre des mesures pour la nature », la Déclaration de Yerevan réaffirme l’engagement des participants à mettre en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Celui-ci vise notamment à enrayer et à inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030, avec pour ambition, à l’horizon 2050, de parvenir à une coexistence harmonieuse entre les êtres humains et la nature.À travers cette déclaration, les participants soulignent l’urgence de traduire les engagements internationaux en actions concrètes pour protéger les écosystèmes, préserver les ressources naturelles et enrayer l’érosion de la biodiversité. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique internationale visant à renforcer la mobilisation des acteurs publics et privés en faveur de la nature.En marge du Leaders for Nature Summit, une table ronde de haut niveau consacrée au thème « Financer l’avenir : aligner les flux financiers sur un développement favorable à la nature » s’est tenue à Erevan. Cette rencontre a réuni plusieurs personnalités autour d’un enjeu central : mobiliser davantage de ressources financières et orienter les investissements vers des modèles de développement respectueux de l’environnement.Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, M. Hassan Bakhit Djamous, a pris part aux échanges aux côtés du président de la République d’Arménie, Vahagn Khatchatourian, de Valerie Hickey, directrice du département Environnement de la Banque mondiale, et de Hussein Ali Mwinyi, président de Zanzibar, en Tanzanie.Les discussions ont notamment porté sur les déséquilibres qui caractérisent les financements mondiaux consacrés à la protection de la nature. Les participants ont examiné les réformes nécessaires pour mieux orienter les ressources financières vers la préservation des écosystèmes, la lutte contre le changement climatique et la transition vers des économies plus durables.Au cœur des échanges figurait la question de la mauvaise allocation des flux financiers, considérée comme un frein à la mobilisation des ressources nécessaires à la protection de la biodiversité et à la réalisation des objectifs climatiques. Les participants ont ainsi exploré les moyens d’aligner davantage les investissements publics et privés sur les impératifs environnementaux et les objectifs de développement durable.À l’approche de la COP17, ces discussions mettent en évidence un enjeu déterminant : au-delà des engagements politiques, la protection de la nature exige des financements adaptés, mieux ciblés et mobilisés à la hauteur des défis environnementaux mondiaux.8abaclimat/ journal Agropasteur V
