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À Oulan-Bator, en Mongolie, la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a marqué une étape importante dans la reconnaissance du rôle des jeunes dans la lutte contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse. Mongolie va t-il inspirer Arménie ?À travers le 5ᵉ Forum des jeunes, des événements de haut niveau et une Déclaration officielle, les jeunes du monde entier ont plaidé pour une participation effective aux décisions, un meilleur accès aux financements et une reconnaissance de leurs initiatives dans la restauration des écosystèmes.La jeunesse entend désormais prendre toute sa place dans la gouvernance mondiale des terres. Réunis à Oulan-Bator, en Mongolie, à l’occasion de la COP17 de la CNULCD, des jeunes délégués, des militants associatifs, des chercheurs, des entrepreneurs et des représentants de communautés locales ont porté un message commun : les jeunes ne doivent plus être considérés comme de simples observateurs des négociations internationales, mais comme des partenaires à part entière dans la conception et la mise en œuvre des politiques de restauration des terres.Cette mobilisation est l’aboutissement de six mois de préparation, de consultations internationales et de renforcement des capacités. Pendant les deux semaines de la conférence, les jeunes ont multiplié les initiatives pour faire entendre leurs préoccupations et proposer des solutions concrètes face à la dégradation des sols, à la désertification et aux sécheresses, dont les conséquences affectent particulièrement les communautés rurales et les populations vulnérables.Le 5ᵉ Forum des jeunes, une tribune pour les nouvelles générationsOrganisé les 18 et 19 août 2026 par le Caucus des jeunes de la CNULCD, le 5ᵉ Forum des jeunes a réuni plus de 300 participants locaux et internationaux. Cette rencontre a constitué un espace de dialogue intergénérationnel, de partage d’expériences et de présentation d’initiatives portées par les jeunes.Les échanges ont notamment porté sur la restauration des terres, la résilience face à la sécheresse, la sécurité alimentaire et hydrique, la gouvernance foncière inclusive et le financement des initiatives de restauration.Les discussions ont également mis en évidence la nécessité de rapprocher les engagements internationaux des réalités vécues par les communautés. Pour les jeunes participants, la restauration des terres ne saurait se limiter à un objectif environnemental. Elle conditionne aussi l’accès à l’eau et à l’alimentation, la préservation des moyens de subsistance et la capacité des populations à faire face aux changements environnementaux.Le Forum a ainsi permis de mettre en avant une approche intégrée, fondée sur la santé des sols, l’agriculture régénératrice, la gestion durable des parcours pastoraux et la restauration des paysages.Une Déclaration pour passer des engagements à l’actionL’un des principaux résultats de cette mobilisation est l’élaboration de la Déclaration des jeunes de la COP17. Présenté lors d’un événement officiel de haut niveau, le 26 août 2026, à l’occasion de la Journée des terres et des peuples, ce document rassemble les propositions et les revendications de jeunes issus de différentes régions du monde.La Déclaration appelle les gouvernements, les institutions internationales, les partenaires au développement, la société civile et le secteur privé à reconnaître les jeunes comme des partenaires dans la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques foncières et environnementales.Neuf recommandations structurent notamment leurs attentes : institutionnaliser la participation des jeunes aux processus nationaux de la CNULCD, appliquer pleinement la Stratégie d’engagement des jeunes, faciliter l’accès aux financements, reconnaître les terres comme des systèmes vivants et renforcer les partenariats entre les pouvoirs publics et les organisations de jeunesse.Le document insiste également sur la protection du pastoralisme, la valorisation des savoirs autochtones et locaux, le renforcement des capacités des jeunes et la mise en place de mécanismes permettant d’évaluer leur influence réelle sur les décisions.Pour les jeunes signataires, participer à une réunion internationale ne suffit pas. Leur présence doit se traduire par une capacité effective à influencer les politiques publiques, à accéder aux ressources et à contribuer aux actions conduites sur le terrain.Le financement, un enjeu majeur pour les initiatives des jeunesAu-delà de la reconnaissance politique, l’accès aux ressources constitue l’une des principales préoccupations exprimées à la COP17.De nombreuses initiatives portées par les jeunes restent peu visibles et peinent à obtenir les financements, l’accompagnement technique et les partenariats nécessaires à leur développement. Pourtant, elles peuvent contribuer à la restauration des terres, à l’adaptation aux sécheresses, à la création d’activités économiques durables et au renforcement de la résilience des communautés.Les jeunes demandent ainsi des financements accessibles, notamment sous forme de subventions, sans obligation d’endettement, ainsi qu’un accompagnement technique, du mentorat et des formations adaptées. Ils souhaitent également que les procédures administratives soient simplifiées afin de permettre aux organisations locales et dirigées par des jeunes de bénéficier plus facilement de ces ressources.Pour les participants, la restauration des terres peut aussi devenir un levier de création d’emplois verts et de transformation économique, à condition que les jeunes disposent des moyens nécessaires pour concrétiser leurs idées.Innovation, savoirs locaux et pastoralisme au cœur des solutionsLa COP17 a également offert une vitrine aux innovations portées par les jeunes dans différents domaines de la gestion durable des terres.Les expositions et les échanges du Forum ont notamment mis en lumière des solutions technologiques destinées à améliorer la gestion pastorale et à mieux anticiper les phénomènes météorologiques extrêmes. D’autres initiatives ont porté sur l’éducation climatique, la mobilisation communautaire et la conservation des savoirs traditionnels.Ces expériences illustrent la diversité des réponses possibles : l’innovation ne consiste pas nécessairement à inventer de nouvelles technologies. Elle peut également reposer sur l’adaptation d’outils existants aux réalités locales, la transmission des connaissances entre générations ou la mobilisation des communautés autour d’actions collectives.Les jeunes défendent ainsi une complémentarité entre la science, les technologies, l’entrepreneuriat et les connaissances des populations autochtones et locales.Une attention particulière est accordée au pastoralisme et à la gestion durable des parcours, dont l’importance est centrale dans les territoires confrontés à la sécheresse et à la dégradation des terres. La Déclaration appelle à reconnaître les éleveurs, les pasteurs nomades, les agriculteurs familiaux et les communautés locales comme des partenaires essentiels de la restauration des écosystèmes.Cette approche prend une résonance particulière dans les régions sahéliennes, où les moyens de subsistance de nombreuses populations dépendent directement de la santé des sols, de la disponibilité de l’eau et de la préservation des espaces pastoraux.Un espace dédié à la jeunesse et à la résilienceLa COP17 a également permis de renforcer la visibilité des jeunes grâce au Pavillon de la résilience des enfants et des jeunes, conçu comme un espace de rencontre, de collaboration et de partage d’expériences.Pendant la conférence, ce pavillon a accueilli des ateliers, des dialogues intergénérationnels et des événements organisés avec différents partenaires. Les discussions ont abordé la justice environnementale, l’égalité de genre, les savoirs autochtones, l’agroécologie, la sécurité alimentaire, la résilience des parcours pastoraux et la restauration des écosystèmes.Des formations consacrées à l’entrepreneuriat des jeunes et au partage de solutions reproductibles ont également permis aux participants de renforcer leurs connaissances et leurs compétences.Ces initiatives ont favorisé les échanges entre les organisations de jeunesse, les institutions internationales, les chercheurs et les acteurs de terrain. Elles ont aussi contribué à rapprocher les expériences locales des processus internationaux de décision.Après la COP17, le défi de la mise en œuvreAu terme de cette mobilisation, le Caucus des jeunes de la CNULCD entend poursuivre son action au-delà de la conférence. Trois priorités se dégagent : la mise en œuvre effective de la Stratégie d’engagement des jeunes, l’intégration de l’équité intergénérationnelle dans les futures politiques foncières et le renforcement des mécanismes de formation et de mobilisation des jeunes à l’échelle mondiale.L’objectif est de transformer les recommandations formulées à Oulan-Bator en résultats mesurables sur le terrain, en favorisant notamment l’accès aux financements, la sécurisation des droits fonciers et le développement de projets locaux de restauration.Pour les jeunes mobilisés, la lutte contre la désertification ne peut réussir sans une participation réelle des générations qui auront à vivre avec les conséquences des décisions prises aujourd’hui.De la consultation à la codécision, des engagements aux réalisations concrètes, la COP17 aura ainsi placé au centre du débat une question essentielle : comment donner aux jeunes les moyens de participer pleinement à la restauration des terres et à la construction d’un avenir plus résilient ?Ce qui s’est passé en Mongolie va t-il se reproduire en Arménie pour les jeunes à travers le Forum des jeunes, des événements de haut niveau et une Déclaration officielle, les jeunes du monde entier qui vont plaider pour une participation effective aux décisions, un meilleur accès aux financements et une reconnaissance de leurs initiatives dans la protection et la préservation de la biodiversité et de sa restauration La jeunesse entend désormais prendre toute sa place dans la gouvernance mondiale .des écosystèmes Leur message est clair : la jeunesse ne veut pas seulement hériter des solutions de demain. Elle entend contribuer dès aujourd’hui à leur conception, à leur financement et à leur mise en œuvre.Babaclimat journal Agropasteur

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