0 11 minutes 1 mois
Spread the love

Dans le contexte actuel de la mondialisation, où l’agriculture est de plus en plus reconnue comme un levier crucial pour le développement durable, certains États africains ont pris les devants grâce à l’adoption de politiques agricoles à la fois innovantes et efficaces. Notamment, le Maroc et l’Afrique du Sud se sont illustrés en adoptant des politiques basées sur le modèle d’agrégation agricole, ce qui les positionne comme des références dans ce domaine. Leur expérience accumulée est d’une grande source d’inspiration pour le Sénégal, qui cherche à transformer son secteur agricole en un moteur essentiel de sa croissance économique. Le Plan Maroc Vert, lancé en 2008, est un exemple éloquent de cette stratégie. Ce plan avait pour objectif de repositionner l’agriculture comme le principal moteur de la croissance économique nationale. Au cœur de ce plan se trouve l’agrégation agricole, une approche visant à structurer le secteur en regroupant les petites exploitations familiales et les grands producteurs autour de projets communs. Ces projets sont coordonnés par un agrégateur, qui joue le rôle d’intermédiaire entre les agriculteurs, les fournisseurs d’intrants, les institutions financières, les industriels et les marchés. Cette approche a permis une augmentation significative de la production agricole, avec une croissance de 15 à 25 %, tout en améliorant la qualité des produits et en facilitant l’accès des petites exploitations aux marchés. En parallèle, en Afrique du Sud, la politique d’agrégation agricole est intégrée au Compréhensive Agricultural Support Programme (CASP), qui vise à offrir un soutien exhaustif aux agriculteurs. Ce programme met l’accent sur l’intégration des petites exploitations dans des chaînes de valeur agricoles élargies, leur permettant ainsi d’accéder plus facilement aux marchés, aux financements et aux technologies modernes. Cette stratégie a entraîné une augmentation de la productivité estimée à 10 %, tout en améliorant la résilience des petites exploitations face aux fluctuations du marché. Ces modèles de réussite mettent en évidence l’importance vitale des petites exploitations dans l’économie agricole, en les intégrant dans des systèmes d’agrégation qui renforcent leur capacité de production, de transformation et de commercialisation. Les bénéfices sont considérables : amélioration de la sécurité alimentaire, création d’emplois en grand nombre, augmentation des revenus des agriculteurs, et une contribution significative à l’économie nationale. Pour le Sénégal, l’adoption d’un modèle similaire nécessite une approche systémique, stratégique et bien structurée. Il est crucial d’identifier des leaders agri-producteurs qui ont les capacités et l’intérêt à soutenir les coopératives communales agricoles pour endosser le rôle d’agrégateurs. Il est également essentiel de s’inspirer des succès modestes déjà obtenus au Sénégal, comme les initiatives Baay Seddo ou le projet du sous-secteur de la banane à l’exportation. Ces pionniers pourraient servir de modèle et de catalyseur pour l’intégration des petites exploitations, qui représentent plus de 70 % de la production agricole du pays. Le financement est un autre aspect crucial de cette transformation. Des modèles de financement innovants, tels que les contrats de production et le financement intégré, sont nécessaires pour fournir les ressources essentielles à cette transformation. La généralisation des assurances agricoles et les récépissés d’entrepôt sont également des instruments qui peuvent offrir plus de sécurité aux institutions de financement. Selon nos estimations, il est possible de relever la productivité et la compétitivité de l’agriculture du Sénégal de l’ordre de 165 %, comparativement à ses potentialités actuelles. De plus, l’intégration avec le secteur de l’élevage pourrait générer des synergies bénéfiques, en créant des chaînes de valeur intégrées qui maximisent la valeur ajoutée de chaque segment. En conclusion, le Sénégal se trouve à un tournant décisif. En s’inspirant des succès obtenus par le Maroc et l’Afrique du Sud, et en adaptant ces modèles à son propre contexte, le Sénégal a l’opportunité de révolutionner son secteur agricole. Cela nécessite un engagement ferme de la part de tous les acteurs concernés, une vision claire et une détermination inébranlable. Ensemble, il est possible de transformer les défis en opportunités et de garantir un avenir prospère pour l’agriculture sénégalaise. Dr Idrissa Doucouré Président du Conseil Mondial des Investissements & des Affaires, Londres PhD en variabilité climatique, Exécutive MBA, Ingénieur en Génie Hydro-agricole. Il est important de noter que Dr Idrissa Doucouré est véritablement un Leader mondial et visionnaire pour l’Afrique

Monsieur Idrissa Doucouré est un ingénieur d’État en génie hydro-agricole dont le parcours académique et professionnel exemplaire inspire respect et admiration. Son engagement indéfectible pour le développement durable et l’amélioration des conditions de vie en Afrique fait de lui une figure de proue sur la scène internationale. Chaque nation rêverait de compter parmi ses fils un homme de sa trempe, dont les contributions transcendent les frontières et les disciplines.

Idrissa Doucouré a débuté son parcours académique en obtenant un diplôme d’ingénieur d’État en génie hydro-agricole. Conscient de l’ampleur des défis à relever, il a poursuivi une formation continue, obtenant des diplômes prestigieux aux États-Unis, en Angleterre, au Sénégal et en Algérie. Parmi ses nombreuses qualifications, on compte un MBA, un Certificat Supérieur en Partenariats Public-Privé (PPP), plusieurs Diplômes d’Études Supérieures Spécialisées (DESS) en gestion de projet, planification stratégique et management des organisations. Il est également titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en économétrie et d’un doctorat (PhD) en vulnérabilité climatique.

Monsieur Doucouré a entamé sa carrière à la SODAGRI, où il a rapidement réalisé l’importance d’une formation continue pour maîtriser les multiples facettes des projets hydro-agricoles et du développement rural. Cette prise de conscience l’a conduit à s’engager dans des formations en alternance, enrichissant ainsi son expertise et sa capacité à innover.

En tant que chargé de projet pour les aménagements des périmètres irrigués dans les régions de Sédhiou, Kolda et Velingara, il a acquis une compréhension profonde des dynamiques sociales en milieu rural. Son engagement pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales est devenu une véritable vocation.

Son parcours l’a ensuite conduit à la coopération japonaise, où il a refondé les programmes de formation offerts aux stagiaires sénégalais au Japon et introduit des revues annuelles avec les organisations de la société civile. À WaterAid en Angleterre, il a été le premier Africain à occuper le poste de Directeur Régional pour l’Afrique de l’Ouest, transformant l’organisation et multipliant ses volumes d’investissement malgré la crise financière mondiale de 2008.

À l’UNICEF, Monsieur Doucouré a joué un rôle crucial dans l’éradication du Ver de Guinée au Sénégal, une première en Afrique subsaharienne. Il a également initié des projets innovants comme le Paquet Minimum d’Information et le concept de Comité de Salubrité de Quartier, posant les bases de la première stratégie nationale du Sénégal pour la gestion communautaire des déchets.

Successivement en tant que Directeur du programme PanAfrican et Directeur du département des innovations chez WaterAid, il a positionné l’organisation comme un leader en matière de technologies et d’approches managériales innovantes. Son retour en Afrique, en tant que Secrétaire Exécutif de l’Agence Panafricaine pour l’Eau et l’Assainissement, a marqué une nouvelle ère de réformes et de reconnaissance internationale pour cette organisation, y compris le statut d’observateur permanent auprès du Secrétaire Général des Nations Unies et bras technique de l’Union Africaine.

Monsieur Idrissa Doucouré a servi aussi dans plusieurs conseils d’administration et de gouvernance dans le monde pour des organisations telles que People In Aid au Royaume-Uni, Wetland International aux Pays-Bas, WAWI à New York, entre autres. Il est Chevalier de l’Ordre national du mérite du Faso, Officier de l’ordre de la rédemption africaine du Libéria et récipiendaire du bouclier honorifique de l’OMS. En 2013, il fut placé parmi les 100 personnalités les plus influentes d’Afrique.

Aujourd’hui, Monsieur Doucouré est administrateur de deux sociétés pionnières dans l’agrégation agricole et la bioénergie au Sénégal, faisant de son entreprise le leader en biogaz du pays. Son expertise et son réseau international lui ont valu d’être porté à la présidence du Global Council for Investment and Business for Africa, basé à Londres, où il continue de promouvoir les investissements et le soutien technique pour l’Afrique.

En parallèle, l’UNASDG l’a nommé Ambassadeur Spécial et Chef de la mission diplomatique de la Chancellerie au Sénégal, afin de soutenir le pays dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.

Laisser un commentaire