Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation de la coopération internationale et l’aggravation des perturbations environnementales, la diplomatie scientifique apparaît comme un levier essentiel pour maintenir le dialogue, renforcer la confiance et favoriser l’action collective en faveur de la gestion durable des terres.C’est autour de cette problématique que s’articule la session consacrée au thème « La science comme terrain d’entente à l’ère des bouleversements : renforcer la diplomatie scientifique au cœur de la CNULCD », dans le cadre de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).S’appuyant sur les mécanismes et pratiques déjà développés au sein de la CNULCD, la session vise à examiner comment la diplomatie scientifique peut être davantage mobilisée pour faire progresser l’objectif de neutralité en matière de dégradation des terres.La science pour rapprocher les acteursLes échanges mettent l’accent sur les trois principales dimensions de la diplomatie scientifique : éclairer les décisions publiques, favoriser la coopération scientifique et renforcer la confiance entre les acteurs.Dans un contexte où les enjeux liés à la désertification, à la sécheresse, à la dégradation des terres et aux changements environnementaux dépassent largement les frontières nationales, la science peut constituer un espace de dialogue entre les États, les institutions scientifiques, les décideurs et les communautés.La question centrale de la session est ainsi de savoir comment mieux utiliser ces trois dimensions de la diplomatie scientifique pour soutenir les politiques et les actions en faveur de la neutralité en matière de dégradation des terres.La session est modérée par Jean-Luc Chotte, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et président du Comité scientifique français de la désertification (CSFD).Le panel réunit plusieurs spécialistes et représentants d’institutions engagées dans les questions de gouvernance des terres, de coopération scientifique et de gestion durable des ressources naturelles, des experts issus de plusieurs horizons.Parmi les intervenants figurent notamment Barron J. Orr, scientifique en chef de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Marioldy Sánchez Santivañez, directrice adjointe du Programme de gestion communautaire des forêts, ainsi que Nabil Ben Khatra, secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS).Ndeye Yande Ndiaye, coordinatrice du programme sur le foncier à l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), participe également aux échanges.Vers une coopération scientifique renforcée au-delà du partage des connaissances pour cette rencontre qui entend mettre en évidence le rôle de la science dans la construction de solutions communes face aux défis environnementaux actuels.La diplomatie scientifique peut notamment contribuer à rapprocher les connaissances scientifiques des processus de décision, à faciliter les collaborations entre chercheurs et institutions et à créer les conditions d’une confiance durable entre les différentes parties prenantes.À travers cette réflexion, la COP17 entend ainsi renforcer le dialogue entre science et politique et promouvoir une coopération internationale plus solide pour accélérer les efforts en faveur de la neutralité en matière de dégradation des terres.Les participants sont par ailleurs invités à contribuer aux échanges en amont de la session en soumettant leurs questions via la plateforme Slido, afin d’alimenter les discussions et de favoriser une participation plus interactive.Babaclimat Journal Agropasteu
