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Le Projet de développement économique de la Casamance (PDEC) entre dans une nouvelle phase de son déploiement. La Banque mondiale vient d’approuver un financement additionnel de 40 millions de dollars en faveur de la République du Sénégal, portant l’enveloppe globale du projet à 85 millions de dollars. Cette nouvelle contribution permettra d’étendre les interventions du projet à la région de Kédougou, tout en consolidant les acquis enregistrés en Casamance.
Depuis son lancement, le PDEC s’est imposé comme un levier majeur du développement territorial inclusif dans le sud du Sénégal.
Plus de 433 000 personnes ont déjà bénéficié d’un meilleur accès aux services essentiels grâce aux investissements réalisés en Casamance. Avec cette extension, près de 850 000 personnes des régions de Casamance et de Kédougou devraient désormais profiter des retombées du projet.
Un projet au service du développement économique local que constitue le PDEC qui vise à créer les conditions d’une croissance durable en misant sur des infrastructures de base, l’amélioration des services publics, le développement des chaînes de valeur agricoles et la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes.
En Casamance, les investissements se concentreront sur la réhabilitation des pistes rurales, la modernisation des systèmes d’irrigation, le renforcement des chaînes de valeur agricoles ainsi que l’amélioration des services de l’état civil.
À Kédougou, le projet financera des infrastructures scolaires résilientes, l’élaboration de plans de mobilité rurale ainsi que des formations professionnelles certifiées destinées aux jeunes et aux femmes afin de faciliter leur insertion dans les secteurs économiques les plus porteurs, notamment l’agriculture, les mines et le tourisme.
Un levier pour l’emploi et l’entrepreneuriat mis en place par le PDEC qui au-delà des infrastructures, place le développement du secteur privé au cœur de sa stratégie.
En cohérence avec l’initiative gouvernementale AgriConnect, qui ambitionne de contribuer à la souveraineté alimentaire du Sénégal et à la création de 800 000 emplois agricoles formels d’ici 2029, le projet soutiendra l’entrepreneuriat local, le renforcement des capacités des coopératives et des petites entreprises, ainsi que le développement des chaînes de valeur agricoles et halieutiques créatrices d’emplois.
Le financement additionnel favorisera également les partenariats public-privé pour la réalisation d’infrastructures économiques structurantes et l’émergence d’un tissu d’entreprises locales capable de saisir les nouvelles opportunités d’investissement.
Une vision de développement inclusif
Pour Djibrilla Issa, directeur de division de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie, ce financement traduit la volonté commune du Gouvernement du Sénégal et du Groupe de la Banque mondiale de promouvoir une croissance inclusive, résiliente et durable.
Selon lui, la réhabilitation d’une piste rurale dépasse largement la simple réalisation d’une infrastructure.
Elle facilite l’accès aux marchés, améliore la commercialisation des productions agricoles, encourage les jeunes à investir dans leurs territoires et crée les conditions d’un développement économique durable.
À travers ce nouveau financement, le Projet de développement économique de la Casamance (PDEC) confirme ainsi son rôle de moteur du développement territorial.
En élargissant son champ d’action à Kédougou, il ambitionne de renforcer la résilience des territoires, de stimuler les investissements productifs et de créer des opportunités économiques durables au bénéfice des populations locales.
Babacar sene journal Agropasteur (source Communiqué de presse 2026 de la Banque mondiale au Sénéga

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