Reçue en audience par le ministre délégué chargé de l’Élevage, l’Association Nationale des Techniciens en Élevage du Sénégal (ANTES) a porté au cœur des échanges les réalités vécues par les agents qui assurent, au quotidien, le suivi des élevages et la santé animale sur le terrain.
Derrière les politiques publiques d’élevage, il y a des femmes et des hommes qui les mettent en œuvre au quotidien. Dans les zones rurales comme dans les services déconcentrés, les techniciens en élevage sont au contact direct des éleveurs, des troupeaux et des réalités sanitaires. C’est cette dimension du dispositif que l’Association Nationale des Techniciens en Élevage du Sénégal (ANTES) entend rappeler. Une délégation de son Bureau exécutif national a été reçue en audience par le ministre délégué chargé de l’Élevage. Une rencontre au cours de laquelle l’association a exposé plusieurs préoccupations relatives à la situation des techniciens et, plus largement, au fonctionnement du dispositif d’appui au secteur de l’élevage. Au centre des préoccupations présentées figurent les conditions de travail des techniciens en élevage. Une question qui prend une importance particulière dans un secteur où la présence et la proximité des services techniques constituent un maillon essentiel de l’accompagnement des éleveurs. L’ANTES a également plaidé pour le renforcement des services vétérinaires, ainsi que pour une meilleure valorisation des ressources humaines du sous-secteur de l’élevage. À travers ces revendications, l’association met en évidence le rôle des agents de terrain dans la mise en œuvre des politiques publiques. Surveillance sanitaire, accompagnement des éleveurs, prévention des maladies animales et appui à la production : autant de missions qui reposent, dans une large mesure, sur la capacité des services techniques à être présents au plus près des territoires et des professionnels. Pour l’ANTES, les techniciens ne doivent pas être considérés uniquement comme des agents chargés d’exécuter les politiques publiques. L’association met en avant leur contribution à un objectif plus large : la souveraineté alimentaire et nutritionnelle du Sénégal. Cette contribution passe notamment par l’amélioration de la productivité animale, la prévention et le contrôle des maladies, l’accompagnement technique des éleveurs et la sécurisation de la production animale. Dans cette perspective, la question des ressources humaines apparaît comme un enjeu central. Les investissements dans les infrastructures, les équipements et les programmes d’élevage doivent aussi pouvoir s’appuyer sur des personnels suffisamment nombreux, formés, équipés et présents dans les territoires. Dans son communiqué publié le 20 septembre 2026, l’ANTES se félicite de la qualité des échanges et de l’écoute dont aurait fait preuve le ministre délégué chargé de l’Élevage. L’association considère cette audience comme une reconnaissance du rôle joué par les techniciens dans la mise en œuvre des politiques de développement de l’élevage et de santé animale. Au-delà de la rencontre institutionnelle, le message porté par l’ANTES renvoie ainsi à une question de fond : quelle place pour les agents de terrain dans la transformation du secteur de l’élevage ?Car entre les orientations définies au niveau central et leur application dans les campagnes, ce sont les techniciens qui assurent souvent le lien avec les éleveurs. Leur capacité à intervenir efficacement dépend donc directement de leurs conditions de travail, des moyens mis à leur disposition et de la reconnaissance de leurs compétences. L’association affirme enfin sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics dans les initiatives visant la modernisation de l’élevage, l’amélioration de la santé animale et le développement d’une production animale durable et compétitive. Une disponibilité qui place désormais le dialogue entre les autorités et les techniciens dans une perspective de partenariat. Reste, pour ces agents qui sont au plus près des réalités pastorales et de l’élevage, à traduire l’écoute institutionnelle en réponses concrètes à leurs préoccupations professionnelles. À travers cette audience, l’ANTES aura surtout remis au premier plan ceux qui, loin des bureaux centraux, sont quotidiennement confrontés aux réalités de l’élevage sénégalais.
