Les connaissances locales et autochtones sont de plus en plus reconnues comme une ressource essentielle pour répondre aux effets du changement climatique. Mais leur prise en compte dans les politiques publiques reste confrontée à un défi majeur : comment passer de la simple consultation des communautés à leur participation réelle aux décisions qui façonnent les réponses climatiques ?C’est autour de cette question que se tiendra, jeudi 24 septembre 2026, de 14h00 à 15h30 GMT+1, un webinaire d’apprentissage par les pairs consacré à l’intégration des connaissances locales et autochtones dans la gouvernance climatique.Organisée en ligne via Zoom, cette rencontre est co-organisée par African Center for Trade and Development (ACTADE), IED Afrique et IIED. Elle réunira des praticiens, des chercheurs et des décideurs afin de partager des expériences issues de quatre projets d’adaptation menés localement au Sénégal, en Ouganda, au Nigeria et au Burkina Faso .Au cœur des échanges : les moyens de faire en sorte que les connaissances, les expériences et les priorités des communautés locales ne soient pas seulement recueillies ou consultées, mais puissent véritablement contribuer à orienter les politiques et les mécanismes de décision climatique.Les participants chercheront notamment à identifier ce qui favorise ou, au contraire, freine l’institutionnalisation des connaissances locales et autochtones dans les systèmes de prise de décision et les dispositifs de gouvernance climatique.L’enjeu est de taille pour les territoires confrontés directement aux effets du changement climatique. Les communautés disposent en effet d’expériences et de savoirs issus de leur observation des écosystèmes, des ressources naturelles et de l’évolution des conditions environnementales. La question posée est désormais celle de leur place effective dans les processus qui déterminent les réponses à ces transformations.Contrairement à une conférence classique, le rendez-vous est conçu comme un échange d’apprentissage entre pairs. Les organisateurs privilégient les conversations interactives et le partage d’expériences plutôt qu’une succession de présentations formelles.Plusieurs intervenants sont attendus, parmi lesquels Mamadou Fall, Marcel Yanogo, Marie-Eve Landry, Viola Musiimenta, Florence Crick et Annet Nakyeyune.L’objectif sera de confronter les expériences des différents pays et de faire émerger des enseignements susceptibles d’aider à mieux intégrer les savoirs et les priorités des communautés dans les processus de décision climatique.Les organisateurs précisent que le webinaire ne sera pas enregistré, afin de favoriser des échanges directs, ouverts et interactifs entre les participants.Au-delà du rendez-vous du 24 septembre, la rencontre pose ainsi une question centrale pour la gouvernance climatique : les communautés concernées par les changements climatiques peuvent-elles devenir de véritables actrices des décisions qui déterminent leur avenir, plutôt que de rester de simples parties prenantes consultées ?Babaclimat Journal Agropasteu
