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Après quatre années de mise en œuvre, le projet de reforestation du Ferlo pour une gestion durable des terres pastorales, dénommé « DUNDI FERLO », arrive à son terme. À cette occasion, un atelier de restitution de la capitalisation et de clôture du projet est prévu les 24 et 25 juin à Louga, réunissant l’ensemble des parties prenantes engagées dans cette initiative de restauration des écosystèmes sahéliens.Cette rencontre constitue une étape importante pour partager les résultats obtenus, valoriser les bonnes pratiques développées tout au long du projet, documenter les leçons apprises et discuter des perspectives de pérennisation et de mise à l’échelle des acquis.Mis en œuvre dans le Ferlo, une vaste zone pastorale couvrant près de 57 269 km², soit près du tiers du territoire sénégalais, le projet est né d’un constat préoccupant : la dégradation continue des terres, la raréfaction des ressources pastorales et la vulnérabilité croissante des communautés face aux effets du changement climatique.Le Ferlo, qui s’étend de la vallée du fleuve Sénégal aux franges du bassin arachidier, est caractérisé par un système de production essentiellement pastoral reposant sur la mobilité du bétail et le partage des ressources fourragères et hydriques. Malgré une faible densité de population, estimée à 12 habitants au km², la zone accueille chaque année d’importants flux de transhumants venus du bassin arachidier, de la vallée du fleuve Sénégal et parfois de pays voisins comme la Mauritanie et le Mali.Confrontée aux sécheresses récurrentes, à la réduction de la durée de la saison des pluies, à la baisse des précipitations utiles et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, la région connaît une dégradation accélérée de ses écosystèmes. L’exploitation intensive des ressources ligneuses, le surpâturage et le faible renouvellement des pâturages compromettent la régénération naturelle des terres et du couvert végétal.C’est dans ce contexte que le consortium composé des ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) et WeForest, du Pôle Pastoralisme Zones Sèches (PPZS) regroupant l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), ainsi que des organisations d’éleveurs ADID (Association pour le Développement Intégré et Durable) et EGAB (Entente des Groupements Associés à la Base), a lancé un ambitieux programme de reforestation à grande échelle sur le tracé de la Grande Muraille Verte.L’objectif général du projet est de restaurer de vastes étendues de terres dégradées dans le Ferlo sur une période de dix ans, tout en renforçant les capacités des communautés locales à conduire des actions de restauration écologique et en améliorant la résilience des systèmes pastoraux grâce à une meilleure préservation des ressources naturelles.Dans sa première phase, d’une durée de trois ans, le projet visait la restauration de 1 000 hectares de terres dégradées à travers l’expérimentation scientifique de différentes techniques de restauration afin d’identifier les approches les plus pertinentes sur les plans social, technique et économique. Cette phase devait également permettre d’évaluer le potentiel de réplication des meilleures pratiques. Une seconde phase de mise à l’échelle est envisagée pour restaurer au total 10 000 hectares sur une période de sept ans.L’atelier de Louga se veut participatif et interactif. Il réunira les autorités administratives locales, notamment le gouverneur, les préfets et les sous-préfets, les maires des communes bénéficiaires, les services techniques de l’État, les organisations communautaires, les partenaires techniques et financiers, les agences de développement, les ONG, les projets de restauration des terres ainsi que les représentants des médias.Parmi les structures attendues figurent notamment l’Agence Sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASERGMV), la FAO, SOS Sahel, Action contre la Faim (ACF), ainsi que plusieurs projets intervenant dans la restauration des terres, à l’image de l’ABE, RIPOSTE et PAREC.Au cours des deux journées de travaux, les réalisations du projet seront présentées et soumises à l’appréciation des participants.Idem pour les échanges qui permettront de recueillir les contributions des différentes parties prenantes, de partager les enseignements tirés de l’expérience, d’identifier les bonnes pratiques et de dégager des perspectives concrètes pour la pérennisation des acquis.L’atelier devrait aboutir à la validation des résultats du projet par les participants, à la documentation et à la diffusion des bonnes pratiques et des leçons apprises, ainsi qu’à la formulation de recommandations destinées à renforcer les actions futures de restauration des terres pastorales. Il permettra également de sensibiliser davantage les partenaires et les bénéficiaires sur leur rôle dans la poursuite des efforts engagés en faveur d’une gestion durable des ressources naturelles dans le Ferlo.À travers cette rencontre de clôture, le projet DUNDI FERLO entend ainsi consolider les acquis obtenus et ouvrir la voie à une nouvelle phase d’intervention susceptible de contribuer durablement à la restauration des terres dégradées et au renforcement de la résilience des communautés pastorales du Sénégal.Babacar sene babaclimat/ journal Agropasteur

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