L’atelier de restitution de la capitalisation et de clôture du projet « Reforestation du Ferlo pour une Gestion durable des Terres Pastorales (Dundi Ferlo) » a pris fin à Louga sur une note de satisfaction générale. La cérémonie de clôture a été présidée par M Al Hassane Faye le Sous-préfet de Dodji qui a salué les résultats enregistrés au terme de quatre années de mise en œuvre du projet, tout en exprimant l’espoir de voir une deuxième phase permettre la mise à l’échelle des acquis. Dans son allocution, le Sous-préfet a d’abord félicité la forte mobilisation des différents acteurs , collectivités territoriales, services techniques de l’État, partenaires techniques et financiers, organisations communautaires et bénéficiaires , dont l’engagement a largement contribué au succès du projet. Revenant sur les travaux de l’atelier, il s’est réjoui de la qualité des restitutions, des échanges et des travaux de groupe qui ont permis de dresser un bilan objectif des réalisations, de capitaliser les bonnes pratiques, mais aussi d’identifier les défis à relever. Selon lui, les nombreuses appréciations positives formulées par les participants traduisent les progrès réalisés dans la gestion durable des ressources naturelles.Le représentant de l’État a notamment mis en exergue l’élaboration des plans de gestion des Unités Pastorales (UP), les actions de sensibilisation contre les feux de brousse, les initiatives d’atténuation des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles ainsi que la valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL). Il a également salué la mise en place des Comités de gestion (CoGES), désormais considérés comme des acteurs essentiels de la gouvernance locale des ressources naturelles.Le Sous-préfet a rendu un vibrant hommage aux services techniques, notamment ceux des Eaux et Forêts et de l’Élevage, pour leur accompagnement constant durant les quatre années du projet. Il a également transmis les félicitations et les encouragements du Gouverneur, qui a réaffirmé l’engagement de l’administration territoriale à accompagner les partenaires du consortium dans les prochaines étapes.À l’issue de cette première phase, il s’est félicité des résultats obtenus, qui ont permis de capitaliser aussi bien les réussites que les points à améliorer. Pour lui, les perspectives sont désormais clairement orientées vers la pérennisation des acquis et leur mise à l’échelle grâce à une appropriation réelle des outils de gestion par les Unités Pastorales et les CoGES dans les trois communes d’intervention du projet.Il a enfin salué le cadre de réflexion offert par cet atelier, qui a permis d’évaluer quatre années de mise en œuvre, de dégager des recommandations pertinentes et de tracer les perspectives d’une deuxième phase porteuse d’espoir.Une capitalisation riche en enseignements exprimée par le Directeur d’AVSF, Moussa Baldé qui en prenant la parole à son tour a salué l’engagement des participants tout au long du processus de capitalisation.Selon lui, les innovations développées dans le cadre du projet constituent des avancées majeures dont les résultats sont aujourd’hui visibles sur le terrain.Il a souligné que cette capitalisation a permis d’identifier aussi bien les contraintes rencontrées que les solutions apportées, tout en mettant en évidence des résultats significatifs validés par l’ensemble des acteurs. Il a rappelé en outre que ces acquis sont le fruit d’une collaboration étroite entre le consortium, les partenaires techniques et financiers, les institutions de recherche, les services techniques de l’État, l’administration territoriale, les collectivités locales et les communautés bénéficiaires.Pour le Directeur d’AVSF, cette dynamique collective justifie pleinement l’ambition d’aller vers une mise à l’échelle des interventions.WeForest réaffirme son engagement exprimé lors de la clôture par la représentante Mme Germaine Neyra,qui s’est réjouie de la qualité des présentations et de la richesse des échanges qui ont marqué l’atelier.Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre l’accompagnement des CoGES et des Unités Pastorales dans la mise en œuvre de leurs plans de gestion.Elle a rappelé que le projet a permis d’apporter des réponses concrètes à plusieurs problématiques liées à la transhumance, au pastoralisme et à la gouvernance locale des ressources naturelles, même si tous les défis ne peuvent être résolus en une seule phase.« Nous sommes une ONG qui recherche des partenaires financiers et nous mettrons toute notre énergie à mobiliser les ressources nécessaires pour répondre aux besoins des communautés », a-t-elle déclaré.Les collectivités locales plaident pour la phase 2 exprimé par le maire de Labgar au nom des communes bénéficiaires;qui a exprimé sa profonde satisfaction. Pour lui, cet atelier ne marque pas uniquement la clôture du projet, mais ouvre surtout une nouvelle étape avec la perspective d’une deuxième phase.Il a rappelé que les quatre années de mise en œuvre ont permis de tester des approches innovantes dont les résultats auront un impact durable sur les communautés des trois communes bénéficiaires.Le maire a particulièrement salué les nombreuses réalisations du projet, parmi lesquelles les activités conduites avec la Grande Muraille Verte, la clôture de 12 kilomètres de zones de protection, les actions de restauration et de reforestation, l’installation de deux forages ainsi que la mise en place des Unités Pastorales qui participent désormais au développement local.« Aujourd’hui, malgré les difficultés rencontrées, les résultats sont là. La balle est désormais dans notre camp pour préserver ces acquis et réussir la mise à l’échelle », a-t-il affirmé.Les services techniques réitèrent leur accompagnement de l’avis de L’Inspecteur régional des Eaux et Forêts de Matam qui a en outre salué la diversité des participants et la qualité des travaux présentés. Il a assuré et rassuré davantage les communautés de la disponibilité permanente des services techniques pour accompagner la mise en œuvre des plans d’action.Selon lui, les activités développées devront désormais être intégrées dans les plans de développement afin de renforcer leur visibilité et leur durabilité.De son côté Better Life appelle à capitaliser les acquis de l’avis de Mme Lorène Fofana intervenant au nom de Better Life; elle a souligné l’importance stratégique de cet atelier de capitalisation et a invité les partenaires à prendre en compte les recommandations formulées afin de préparer efficacement la mise à l’échelle des interventions.Elle a rappelé en outre que la valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux est déjà engagée dans les communes pilotes de Linguère et de Matam et que les enseignements tirés des quatre années de mise en œuvre devront servir de référence pour les futures interventions.Se disant heureuse d’avoir participé à cette rencontre, elle a salué les échanges entre les différentes communes bénéficiaires avant de remercier le consortium conduit par AVSF pour la qualité du travail accompli.La clôture de cet atelier marque ainsi la fin d’une première phase riche en enseignements, mais surtout le début d’une nouvelle dynamique. Au regard des résultats obtenus, des recommandations formulées et de l’engagement réaffirmé de l’ensemble des partenaires, tous les acteurs nourrissent désormais l’ambition de voir naître une deuxième phase afin de consolider les acquis et d’étendre les bonnes pratiques de gestion durable des terres pastorales à une plus grande échelle.Babacar sene Journal Agropasteur
