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Sous la présidence de l’Adjoint au Gouverneur Chargé du Développement de la région de Louga, représentant Mme la Gouverneure et du Sous-préfet de Vélingara-Ferlo, l’atelier de restitution de la capitalisation et de clôture du projet « Reforestation du Ferlo pour une gestion durable des terres pastorales (Dundi Ferlo) » s’est ouvert ce mercredi 24 juin à Louga.Cette rencontre marque la fin de la phase pilote du projet. Elle vise à partager les résultats obtenus, valoriser les bonnes pratiques et les leçons apprises, tout en ouvrant la réflexion sur les perspectives de pérennisation et de mise à l’échelle des acquis. L’atelier constitue également un cadre d’échanges entre les différentes parties prenantes afin de consolider les acquis et tirer les enseignements utiles pour de futures interventions.La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Adjoint au Maire de Labgar, des Inspecteurs régionaux des Eaux et Forêts (IREF) de Louga et de Matam, des chefs de services régionaux et départementaux, de Mme Germaine Neyra la représentante de We Forest ainsi que des partenaires techniques et financiers qui ont tenu à magnifier l’exemplarité des actions menées dans le cadre du projet.Dans son intervention, le représentant du Gouverneur a souligné que cette rencontre est à la fois un exercice de restitution et une occasion de dégager des perspectives pour les actions à venir. Il a salué les réalisations du projet en matière de restauration des terres dégradées et la vision d’AVSF( Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières), d’assurer une continuité des interventions en associant les régions de Louga et de Matam autour d’objectifs communs.Selon lui, les activités du projet s’inscrivent pleinement dans les efforts de l’État visant à renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique et à la dégradation croissante des terres. « Il faut s’unir pour éviter un suicide collectif et faire face au choc climatique », a-t-il déclaré, insistant sur l’urgence d’agir.Le représentant du Gouverneur a salué les réalisations du projet ainsi que la qualité de la collaboration entre les ONG, l’État et les populations locales. Il a souligné en outre l’importance de la restauration des terres pour le bétail, les écosystèmes et les communautés locales, notamment à travers la reconstitution du tapis herbacé, le stockage du carbone et l’amélioration des conditions favorables aux précipitations.Il a invité Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières,(AVSF) et ses partenaires à poursuivre leurs efforts, assurant de la disponibilité des autorités administratives, des gouverneurs aux sous-préfets, en passant par les préfets et les collectivités territoriales. Tout en saluant l’engagement des partenaires, il a estimé que ces initiatives contribuent à l’autosuffisance alimentaire et à l’amélioration des conditions de vie des populations.Auparavant, le représentant des maires des zones d’intervention du projet, le maire de Labgar, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus dans les départements de Linguère et de Matam, notamment en matière de restauration des forêts et des terres dégradées.Pour M. Moussa Baldé, représentant d’AVSF, ( Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières), cette rencontre permet, après quatre années de mise en œuvre, de faire le point sur les avancées enregistrées, d’identifier les améliorations nécessaires et de partager les enseignements tirés de cette phase pilote. Il a rappelé que le projet s’inscrit dans une vision de dix ans, dont quatre années ont déjà permis de tester différentes approches de reboisement et plusieurs innovations techniques.Prenant la parole au nom des bailleurs, Mme Germaine Neyra la représentante de WeForest a salué cette expérience innovante de mise en œuvre reposant sur l’engagement de nombreux acteurs réunis autour d’un projet répondant aux besoins des populations. Elle a mis en avant les innovations techniques développées ainsi que les avancées enregistrées en matière de gouvernance des ressources naturelles.Satisfaite des résultats obtenus, WeForest entend poursuivre son accompagnement en faveur de la mise à l’échelle du projet et de la valorisation des apprentissages issus de cette phase pilote, dans la perspective d’une nouvelle étape.De leur côté, les Inspecteurs régionaux des Eaux et Forêts de Louga et de Matam, notamment le Colonel Babacar Dièye Gaye, ont souligné que le projet a permis de renforcer les capacités des acteurs et représente une véritable opportunité pour la restauration des terres. Ils ont toutefois insisté sur le fait que le reboisement, à lui seul, ne peut résoudre le phénomène de dégradation et qu’il doit être accompagné d’autres techniques de restauration des écosystèmes.Cette rencontre est organisée par le consortium composé d’AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières), de WeForest, du Pôle Pastoralisme et Zones Sèches (PPZS), de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), du Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), de l’Association pour le Développement Intégré et Durable (ADID) et de l’Entente des Groupements Associés à la Base (EGAB) avec l’appui financier de FFEM.L’objectif commun de ces organisations est de lutter contre la dégradation des terres et la raréfaction des ressources pastorales dans la zone sylvopastorale du Ferlo.Avec la clôture de cette phase pilote, une seconde phase de mise à l’échelle est attendue pour une durée de sept ans. La restauration durable des terres y occupera une place centrale afin de renforcer davantage la résilience des écosystèmes et des communautés pastorales.Babacar Sene Journal Agropasteur

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