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Ils ont bravé la chaleur accablante, affronté les vents de poussière et parcouru des centaines de kilomètres avec leurs troupeaux. Après huit mois, parfois davantage, de transhumance, des éleveurs de Linguère notamment de Labgar sont enfin de retour ; c’est la fête dans leurs villages.Pendant de longs mois d’absence ces bergers ont sillonné des contrées souvent arides, à la recherche de pâturages et de points d’eau pour assurer la survie de leurs animaux. Un périple éprouvant, rythmé par les aléas climatiques, la rareté des ressources naturelles et les difficultés d’accès aux zones de pâturage.À leur retour, ils ont accepté de raconter leur quotidien sur les pistes de la transhumance. Comment ont-ils fait face à la sécheresse persistante ? Quelles stratégies ont-ils mises en œuvre pour préserver leurs troupeaux malgré le manque d’eau et de fourrage ? Quels enseignements tirent-ils de cette campagne de transhumance marquée par les effets du changement climatique ?À travers leurs témoignages, ces éleveurs mettent en lumière la résilience des communautés pastorales, mais aussi les nombreux défis auxquels elles sont confrontées. Ils appellent à un meilleur accompagnement des pouvoirs publics, notamment en matière de sécurisation des couloirs de transhumance, d’accès aux points d’eau, de santé animale et de prévention des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles.Au-delà d’un simple déplacement saisonnier des troupeaux, la transhumance demeure un mode de vie, un patrimoine culturel et un pilier de l’économie pastorale qu’il convient de préserver face aux mutations climatiques et aux pressions croissantes sur les espaces pastorauxCette année 2026 sacre le pastoralisme avec la célébration de l’année internationale des Paysages et Éleveurs Pastoraux prévue en Mongolie Babacar sene journal Agropasteur

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