Le Sénégal et la Banque mondiale renforcent leur partenariat pour améliorer la préparation aux chocs, la connectivité des territoires agricoles et les perspectives d’emploi.C’est le résultat obtenu suite la visite au Sénégal de M. Ousmane Diagana, vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, où le Gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale ont procédé à la signature de trois accords de financement majeurs destinés à renforcer la résilience du pays, améliorer la connectivité des zones de production agricole et stimuler le développement économique des territoires.Ces trois accords portent sur le Projet de réponse d’urgence contingente (CERP), d’un montant de 118,32 milliards de FCFA (208 millions de dollars), le deuxième financement additionnel du Projet de connectivité des zones de production agricoles dans le Nord et le Centre du Sénégal (PCZA), d’un montant de 79,64 milliards de FCFA (140 millions de dollars), ainsi que le financement additionnel du Projet de développement économique de la Casamance et de l’Est du Sénégal (PDEC), évalué à 22,75 milliards de FCFA (40 millions de dollars).Ensemble, ces financements visent à protéger et à renforcer les moyens de subsistance des populations, à améliorer la connexion des territoires aux pôles de croissance et à créer de nouvelles opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes.« Ces accords s’inscrivent dans une logique de transformation durable : anticiper davantage, répondre plus vite, mieux relier les territoires aux leviers de croissance et créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations. Ils traduisent notre engagement à faire de la résilience, de la connectivité, de l’inclusion territoriale et de la création d’emplois des instruments concrets au service de la Vision Sénégal 2050 et des priorités de développement du pays », a déclaré Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.Le Projet de réponse d’urgence contingente (CERP) constitue un mécanisme de réponse rapide aux crises permettant au Gouvernement de mobiliser rapidement des ressources en cas de catastrophe naturelle, d’urgence sanitaire ou de choc économique éligible.Dans un contexte marqué par des tensions sur certaines chaînes d’approvisionnement, ce mécanisme permettra d’apporter une réponse ciblée aux populations et aux secteurs les plus vulnérables. En s’appuyant sur le Registre national unique et les dispositifs existants de protection sociale, il facilitera une assistance rapide aux ménages les plus exposés.Le projet contribuera également à préserver la continuité des services essentiels, notamment grâce à l’approvisionnement en carburant, ainsi qu’à limiter les impacts des perturbations économiques sur les secteurs productifs par l’acquisition d’intrants . L’objectif est de renforcer durablement la capacité de réponse du pays tout en protégeant les revenus et les emplois des communautés vulnérables.Approuvé en juillet 2026, le deuxième financement additionnel du PCZA porte l’investissement global du projet à 267,81 milliards de FCFA (470,8 millions de dollars), au bénéfice direct de près de 570 000 personnes.Il s’agira de désenclaver les zones agricoles à travers la construction de nouvelles routes et d’infrastructures communautaires le long de corridors stratégiques, le projet réduira les coûts de transport, facilitera l’accès des producteurs aux marchés et rapprochera les populations rurales des écoles et des centres de santé.Ce désenclavement devrait également stimuler les échanges commerciaux, dynamiser les petites entreprises locales et renforcer la compétitivité des filières agricoles, générant ainsi de nouvelles opportunités d’emploi.Approuvé en juin 2026, le financement additionnel du PDEC porte désormais l’investissement total du projet à 48,35 milliards de FCFA (85 millions de dollars), au profit d’environ 850 000 bénéficiaires.C’est véritablement un nouvel élan pour la Casamance et l’Est du Sénégal où le projet dans sa nouvelle phase est étendu dans la région de Kédougou, dont le potentiel agricole, minier et touristique vient compléter les acquis enregistrés en Casamance. Le projet contribuera à renforcer les chaînes de valeur locales et à créer un environnement favorable à un emploi productif et décent, en particulier pour les jeunes et les femmes.Pour Djibrilla Issa, directeur de division de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cabo Verde, la Guinée-Bissau et la Gambie, « ces financements traduisent une ambition claire : faire de la préparation aux chocs, de la connectivité territoriale et du développement économique local des leviers structurants de la transformation et de la création d’emplois. En ciblant à la fois les capacités de réponse de l’État, l’accès aux marchés et les opportunités productives dans les territoires, ils contribuent à renforcer la confiance, à libérer le potentiel des communautés et à inscrire la croissance dans une trajectoire plus inclusive, plus résiliente et plus génératrice d’emplois durables. »À travers ces trois nouveaux accords, le Sénégal et la Banque mondiale réaffirment leur partenariat stratégique en faveur d’une croissance durable, inclusive et résiliente, fondée sur des infrastructures modernes, une meilleure préparation aux crises et un développement territorial créateur d’emplois.Babacar sene journal Agropasteur Babacar sene journal Agropasteu
