La mise en œuvre du projet PARETS – « Accroître la résilience des écosystèmes et des communautés par la restauration des bases productives des terres salées » a franchi une nouvelle étape au Sénégal avec la tenue de la troisième session de son Comité national de pilotage (CNP). Cette rencontre stratégique s’inscrit dans la dynamique d’évaluation des résultats obtenus sur le terrain et de renforcement de la coordination entre les différents partenaires engagés dans la lutte contre la salinisation des terres.Organisée ce jeudi au Centre de Suivi Écologique (CSE), cette session a réuni les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Elle constitue un moment clé pour apprécier l’impact réel des interventions menées dans les régions de Fatick et de Foundiougne, particulièrement touchées par la dégradation des terres due à l’intrusion saline.Financé à hauteur de 8 156 000 dollars américains par le Fonds Vert pour le Climat, le projet PARETS est déployé sur une durée de quatre ans. Il vise à renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés rurales en restaurant les terres affectées par la salinisation, un phénomène qui menace les moyens de subsistance de milliers de familles dans ces zones.À travers cette initiative, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur de l’adaptation aux changements climatiques et de la restauration durable des terres productives. Les actions menées sur le terrain visent notamment à améliorer la gestion des sols, restaurer les capacités productives des terres salées et soutenir les communautés locales dans leurs efforts d’adaptation.La tenue de cette session du Comité national de pilotage s’inscrit également dans une démarche de redevabilité et de transparence envers le Fonds Vert pour le Climat, principal bailleur du projet, mais aussi envers les populations bénéficiaires dont les terres et les moyens d’existence sont menacés par la salinisation.La mise en œuvre du projet est coordonnée par le Centre de Suivi Écologique (CSE), en partenariat avec plusieurs institutions engagées sur le terrain, notamment l’Institut National de Pédologie (INP), le Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).À travers leurs actions conjointes, ces structures œuvrent à restaurer durablement les terres dégradées et à renforcer la résilience des communautés locales face aux effets croissants du changement climatique.Babacar seneJournal Agropasteur (source CSE)
