Cette configuration traduit une répartition spatiale et temporelle des pluies peu homogène, susceptible de compliquer la planification des activités agricoles
C’est dans ce contexte de forte variabilité climatique et de vulnérabilité accrue des systèmes agro-pastoraux, que le Forum régional des Prévisions Saisonnières (PRESASS 2026) a dévoilé ce 24 AVRIL 2026 à Ndiaména au Tchad ses perspectives pour la saison des pluies en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Les conclusions issues des travaux annoncent une campagne marquée par des disparités importantes entre zones excédentaires et déficitaires, avec des implications majeures pour l’agriculture, l’élevage et la sécurité alimentaire.
Une saison sous le signe de l’irrégularité selon les analyses, fondées sur les données climatologiques de référence 1991-2020 et les prévisions des centres climatiques internationaux, qui indiquent une saison globalement hétérogène.
Le Sahel Centre et Est devrait connaître des cumuls pluviométriques normaux à excédentaires, favorables aux activités agricoles, tandis que le Sahel Ouest et la zone soudanienne pourraient enregistrer des pluies normales à déficitaires, avec des risques de stress hydrique.
Cette configuration traduit une répartition spatiale et temporelle des pluies peu homogène, susceptible de compliquer la planification des activités agricoles.
Des dynamiques saisonnières contrastées comme l‘indiquent les perspectives avec des débuts de saison précoces à normaux dans le Sahel Centre et Est, des démarrages tardifs à normaux dans le Sahel Ouest et des fins de saison globalement tardives, notamment dans plusieurs zones sahéliennes
À cela s’ajoutent des séquences sèches longues à moyennes, en particulier en début de saison, pouvant affecter les semis et la croissance des cultures.
Les écoulements dans les principaux bassins fluviaux devraient être globalement moyens à excédentaires, notamment dans les zones du Sahel Centre et Est. Une situation qui pourrait soutenir les activités agricoles et pastorales, mais aussi accroître les risques d’inondation dans certaines zones.
Ces perspectives offrent des opportunités, notamment dans les zones excédentaires, pour une intensification des productions agricoles. Toutefois, elles s’accompagnent de risques importants en termes d’ Inondations et submersions dans les zones à fortes pluies, de Sécheresses localisées dans les zones déficitaires , de Perturbations des calendriers agricoles et pastoraux , de Prolifération de ravageurs et maladies climato-sensibles et de Risques accrus d’insécurité alimentaire et de tensions sociales
Un appel à l’anticipation et à l’adaptation face à ces enjeux où les experts du PRESASS 2026 appellent en termes d’ anticipation renforcée et d’adoption de stratégies d’adaptation adaptées aux réalités locales.
Parmi les priorités c’est le renforcement des systèmes d’alerte précoce, la promotion de pratiques agricoles climato-intelligentes, une meilleure gestion des ressources en eau et le développement de mécanismes de protection des moyens d’existence
Les acteurs sont également invités à suivre régulièrement les mises à jour des prévisions climatiques diffusées par les services météorologiques nationaux.
Une saison déterminante pour la résilience régionale dans un contexte marqué par les effets du changement climatique où la saison des pluies 2026 s’annonce comme un test majeur pour la résilience des systèmes agricoles et des communautés en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Babaclimat /Journal Agropasteur
