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La 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17-CNULCD) s’est ouverte ce lundi 17 août à Oulan-Bator, en Mongolie. À l’occasion de la conférence de presse d’ouverture, la Secrétaire exécutive de la Convention, Dr Yasmine Fouad, a appelé les États et l’ensemble des acteurs à faire de cette COP un rendez-vous consacré à la mise en œuvre concrète des engagements en faveur de la restauration des terres et de la lutte contre la désertification.La dégradation des terres reste une urgence  touchant  déjà les populationsPour Dr Yasmine Fouad, la dégradation des terres et la sécheresse ne constituent plus des menaces environnementales lointaines. Elles ont d’ores et déjà des conséquences directes sur les conditions de vie et le développement des populations.« La dégradation des terres et la sécheresse ne sont plus également  des préoccupations environnementales . Elles affectent déjà notre production alimentaire, notre approvisionnement en eau, la résilience de nos économies et la capacité des communautés à bâtir un avenir sûr », a-t-elle déclaré.Cette situation place la gestion durable des terres au cœur des enjeux de développement, notamment dans un contexte marqué par les pressions croissantes sur les ressources naturelles, les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance.Abordant la question des systèmes alimentaires, la Secrétaire exécutive de la CNULCD a insisté sur le lien étroit entre la santé des terres et la sécurité alimentaire.« Des terres saines sont le fondement de systèmes alimentaires sains, d’économies résilientes et de sociétés stables », a souligné Dr Fouad.Pour la responsable onusienne, la restauration des terres ne doit donc pas être considérée uniquement sous l’angle environnemental. Elle constitue également un levier essentiel pour renforcer la résilience économique, préserver les moyens de subsistance et garantir la sécurité alimentaire des populations.L’un des messages forts de la conférence de presse d’ouverture porte sur la nécessité de passer des engagements aux résultats tangibles.« La COP17 doit donc être une COP de mise en œuvre. Le monde ne manque pas de solutions ; le défi consiste à les déployer à grande échelle », a affirmé Dr Yasmine Fouad.Dans cette perspective, Oulan-Bator doit, selon elle, permettre de mobiliser le leadership politique, les investissements et les partenariats nécessaires pour transformer les engagements internationaux en résultats concrets et mesurables sur le terrain.L’enjeu est ainsi de dépasser la seule adoption de décisions pour accélérer leur traduction en actions susceptibles de produire des changements réels dans les territoires.La restauration des terres, un investissement dans les populationsDr Yasmine Fouad a également réaffirmé avec force que la restauration des terres ne saurait être réduite à une simple obligation environnementale.« La restauration n’est pas simplement une obligation environnementale, c’est aussi un investissement dans les populations, la stabilité et la résilience », a-t-elle déclaré.À ses yeux, cette approche prend une importance particulière dans un contexte international où le multilatéralisme est mis à l’épreuve. La COP17 représente ainsi une opportunité de démontrer que la coopération entre les pays peut permettre d’apporter des réponses concrètes aux défis qui affectent directement les populations.« La COP17 est aussi l’occasion de démontrer que les pays peuvent collaborer pour apporter des solutions concrètes qui améliorent la vie des populations », a-t-elle ajouté.Des décisions qui devront se traduire par des changements sur le terrainÉvoquant les attentes liées à cette COP17 et les résultats qui permettront d’en mesurer le succès, la Secrétaire exécutive de la CNULCD a appelé à dépasser les seuls résultats des négociations.« Notre succès ne se mesurera pas seulement aux décisions que nous prendrons, mais aussi aux changements qu’elles engendreront pour les communautés, les économies et les paysages du monde entier », a-t-elle indiqué.Elle a également insisté sur la nécessité d’intégrer la gestion durable des terres dans les nouveaux secteurs de développement afin de prévenir leur dégradation future.Pour la CNULCD, les résultats de la COP17 devront ainsi aller au-delà des décisions négociées et se traduire par des actions concrètes, des investissements accrus et des partenariats renforcés pour enrayer et inverser la dégradation des terres, préserver les parcours et les sols, restaurer les terres dégradées et lutter efficacement contre la désertification.Gouvernements, secteur privé et institutions financières appelés à agirLa réussite de cette ambition reposera, selon Dr Yasmine Fouad, sur une mobilisation collective. La participation active des gouvernements, du secteur privé, des organisations internationales et des institutions financières sera indispensable pour accélérer le financement et la mise en œuvre des solutions.Ainsi, au-delà des négociations et des engagements politiques, la COP17 de Oulan-Bator entend placer la mise en œuvre, les investissements et les résultats sur le terrain au cœur de l’action contre la dégradation des terres et la désertification.À Oulan-Bator, le message de la Secrétaire exécutive de la CNULCD est donc clair : l’heure n’est plus seulement aux engagements, mais à leur concrétisation pour les populations, les territoires et les générations futures.Babaclimat Journal Agropasteur 

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