0 7 minutes 2 heures
Spread the love

La lutte contre la déforestation, la dégradation des forêts et la désertification a été au cœur des discussions de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).Un événement parallèle consacré à la « Feuille de route forestière de la COP30 de la CCNUCC : mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts, lutter contre la désertification » a réuni, mardi 18 août, des représentants d’États ainsi que plusieurs acteurs engagés dans la gestion durable des écosystèmes forestiers.Tenue dans la salle MET-06, de 13h00 à 14h30, la rencontre a permis de présenter les principales orientations de la Feuille de route de la présidence de la COP30, qui vise à mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts et à inverser ces tendances d’ici à 2030.Cette initiative entend contribuer à la mise en œuvre des paragraphes 33 et 34 du premier Bilan mondial réalisé dans le cadre de l’Accord de Paris. Elle vise notamment à identifier les principaux facteurs de déforestation et de dégradation des forêts, tout en proposant des politiques, des mesures concrètes et des moyens de mise en œuvre.Élaborée tout au long de l’année 2026, la Feuille de route devrait être présentée lors de la COP31. Elle entend également mettre en évidence les lacunes et les obstacles nécessitant un renforcement de la coopération internationale.Parmi les intervenants invités à partager les expériences et les perspectives nationales en matière de lutte contre la désertification figurait le Colonel-Major Babacar Dione, Directeur des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des sols du Sénégal et Point focal national de la CNULCD.Sa participation a constitué un moment important pour le Sénégal, qui a ainsi eu l’occasion de partager son expérience dans la lutte contre la désertification, la restauration des terres dégradées, la protection des ressources forestières et la conservation de la biodiversité.Le Colonel-Major Babacar Dione est intervenu lors de la session consacrée aux expériences et perspectives nationales en matière de lutte contre la désertification, aux côtés de représentants de la Chine, de l’Éthiopie, du Brésil et de la Türkiye.Son intervention a permis de situer l’expérience du Sénégal dans les débats internationaux consacrés à la conservation des forêts et à la lutte contre la dégradation des terres.Les échanges ont mis en évidence le rôle crucial des forêts dans la stabilité climatique, la conservation des écosystèmes, les cycles de l’eau, la sécurité alimentaire ainsi que les moyens de subsistance des peuples autochtones et des communautés locales.Dans ce contexte, la conservation et la restauration des forêts apparaissent comme des leviers essentiels pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, préserver la biodiversité et promouvoir un développement durable.La rencontre de la COP17 a également permis de présenter les différentes composantes de la future Feuille de route, structurée autour de plusieurs axes majeurs : les facteurs de déforestation et de dégradation des forêts et les solutions pouvant être déployées à grande échelle ; les instruments politiques, juridiques et institutionnels ; la conservation, la restauration et la gestion durable des forêts ; ainsi que les mécanismes financiers destinés à soutenir ces efforts, notamment à travers les marchés carbone.La coopération internationale et le renforcement des capacités constituent également des composantes importantes de cette démarche.À travers cette rencontre, la présidence de la COP30 cherche à favoriser un dialogue précoce avec les États et les différentes parties prenantes afin d’affiner les priorités de la Feuille de route avant sa présentation à la COP31.La participation du Point focal national du Sénégal pour la désertification, le Colonel-Major Babacar Dione, a donné une dimension particulière aux discussions. Les forêts sont en effet au cœur des réponses au changement climatique.Sa participation illustre l’importance d’une approche intégrée reliant la lutte contre la désertification, la restauration des terres, la gestion durable des forêts et l’adaptation au changement climatique.Le Sénégal, confronté aux effets de la dégradation des terres et aux impacts croissants du changement climatique, disposait ainsi d’une importante tribune pour mettre en valeur son expérience et contribuer aux réflexions internationales sur les réponses à apporter à ces défis.Après la présentation de la Feuille de route par Marco Túlio Scarpelli Cabral, rédacteur de la Feuille de route de la présidence de la COP30, les participants ont entendu les interventions de Xenya Scanlon, cheffe de la communication, des relations extérieures et des partenariats à la CNULCD, ainsi que de Mirey Atallah, cheffe de la branche Adaptation et Résilience de la Division du changement climatique du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).Les expériences nationales ont ensuite été présentées par Jie Chen, de l’Académie chinoise des sciences forestières ; Dr Teshome Tamirat et Dr Adefires Worku, pour l’Éthiopie ; le Colonel-Major Babacar Dione, pour le Sénégal ; Sandra Regina Afonso, pour le Brésil ; et Güleser Avcıoğlu, pour la Türkiye.La rencontre s’est achevée par une session de questions-réponses et des remarques de clôture.À Oulan-Bator, la voix du Sénégal s’est ainsi inscrite dans un débat international où la lutte contre la déforestation, la restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification sont de plus en plus reconnues comme des défis étroitement liés, au cœur de l’action climatique et du développement durable.

Laisser un commentaire