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À six jours de la fin des négociations de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), un appel à la mobilisation, à la coordination et à l’unité des délégations africaines a été lancé afin de garantir une issue favorable aux priorités du continent.Dans un message adressé aux participants africains, l’accent est mis sur la nécessité de ne pas limiter l’engagement du continent aux événements parallèles, aux rencontres bilatérales et aux initiatives de partenariat. Si ces espaces constituent des opportunités importantes de coopération, de visibilité et de mobilisation de ressources, les décisions les plus déterminantes de la Conférence continuent de se construire dans les salles de négociation.Les délégations africaines sont ainsi invitées à rester « présentes, engagées et visibles », afin de faire entendre les priorités du continent dans les discussions finales.Préserver l’héritage africain dans la lutte contre la désertification reste toujours un appel qui rappelle que l’Afrique occupe une place historique dans le processus international de lutte contre la désertification. Lors du Sommet de la Terre de Rio de 1992, la désertification et la sécheresse avaient été reconnues comme des défis majeurs du développement durable mondial. Ce processus a notamment conduit à l’adoption de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, qui accorde une attention particulière aux enjeux auxquels fait face le continent africain.Les générations précédentes de négociateurs africains avaient œuvré pour que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse bénéficient d’une attention internationale à la hauteur de leurs conséquences sur la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, les moyens d’existence, le développement et la résilience des populations.Selon le message, cet héritage impose aujourd’hui aux délégations africaines une responsabilité particulière : préserver et renforcer les acquis obtenus au fil des années.À l’approche de la conclusion des négociations, les délégations sont appelées à faire preuve de patience, de préparation technique, de coordination et de capacité à rechercher des compromis intelligents.Les divergences d’intérêts entre les différentes Parties sont considérées comme inhérentes aux négociations multilatérales. L’enjeu, dès lors, est de défendre fermement les priorités africaines tout en privilégiant une diplomatie constructive.Il s’agit notamment de comprendre les positions divergentes, d’identifier les espaces de compromis et de construire des alliances, tout en préservant les « lignes rouges » définies par les pays africains.Le message insiste également sur la nécessité de négocier à partir de mandats clairs, de données scientifiques et d’arguments solides, plutôt que sur la base de considérations émotionnelles.La question de la sécheresse occupe une place importante dans cet appel à l’unité. L’Afrique figure parmi les régions les plus vulnérables à ses effets, mais la sécheresse ne constitue pas uniquement un problème africain.Elle affecte aujourd’hui les économies, les écosystèmes, les systèmes alimentaires, la sécurité hydrique et les moyens de subsistance de millions de personnes à travers le monde.Dans cette perspective, la demande africaine en faveur d’une coopération internationale renforcée ne doit pas être perçue comme une revendication d’un traitement particulier, mais comme une contribution à la construction d’une réponse mondiale à un défi mondial.« Une seule voix » pour défendre les intérêts de l’Afrique là le message appelle les délégations africaines à renforcer leur coordination, notamment entre les différents groupes linguistiques. Les difficultés liées à l’interprétation et au rythme soutenu des négociations ne doivent pas conduire à l’absence des représentants africains dans les salles où se prennent les décisions.Les délégués sont encouragés à rester ensemble autant que possible, à échanger leurs informations, à suivre attentivement les textes et à soutenir les négociateurs qui interviennent au nom du continent.Cette présence collective doit traduire, selon l’appel, la préparation, le sérieux et la détermination de l’Afrique.À six jours de la clôture de la COP17, le message est donc sans ambiguïté : l’Afrique doit rester pleinement engagée dans les négociations, défendre ses priorités avec fermeté et diplomatie, rechercher les compromis lorsque ceux-ci servent ses intérêts essentiels et, surtout, préserver l’unité du Groupe africain.« Parlons d’une seule voix lorsque l’Afrique a convenu de parler ensemble », résume l’appel, qui invite les délégations à honorer l’héritage des générations précédentes et à renforcer les acquis de la Convention.Pour l’Afrique, pour ses populations, pour ses terres et pour la planète.Babaclimat Journal Agropasteur

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