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La deuxième semaine de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD) s’annonce particulièrement dense. Ce vendredi 21 août, les travaux seront notamment marqués par le Forum des maires, consacré au renforcement du leadership des collectivités locales et régionales dans la lutte contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse.Réunissant des dirigeants de gouvernements locaux et régionaux, des représentants des Parties, des institutions financières, du secteur privé, de la société civile et d’autres acteurs, le Forum entend favoriser un dialogue de haut niveau sur la gouvernance à plusieurs niveaux et les partenariats nécessaires à la mise en œuvre des engagements de la CNULCD.Le dialogue de haut niveau prévu au MET 21 constituera l’un des temps forts de cette journée. Il vise à réaffirmer le rôle des collectivités locales et régionales comme partenaires essentiels dans la mise en œuvre des décisions et accords de la CNULCD.Les échanges porteront notamment sur le renforcement de la gouvernance multiniveaux, le développement de partenariats intersectoriels et la mobilisation des soutiens nécessaires pour institutionnaliser davantage la participation des collectivités territoriales au processus de la Convention.Les conclusions de ce dialogue devraient également contribuer à préparer les sessions thématiques parallèles et à alimenter les résultats attendus de la Déclaration d’Oulan-Bator.Un point de presse consacré au Forum des maires est également prévu. Il réunira notamment Purevdagva Byaruuzana, gouverneur de la capitale et maire d’Oulan-Bator, hôte et invité d’honneur, Dr Ursula Sautter, adjointe au maire de Bonn, en Allemagne, André Viola, conseiller pour l’Europe et les affaires internationales du département de l’Aude, en France, ainsi que Fiona McCluney, cheffe de section à ONU-Habitat. La modération sera assurée par Gino Van Begin, secrétaire général d’ICLEI – Gouvernements locaux pour le développement durable.La société civile qui interpelle sur la gestion durable des terres sera également présente avec une conférence de presse du groupe des organisations de la société civile de la CNULCD et de Drynet, consacrée à la reconnaissance de la durabilité environnementale de la gestion autochtone des ressources naturelles.Cette rencontre permettra notamment d’aborder la gestion durable des puits de carbone terrestres dans un contexte marqué par la multiplication des incendies et le réchauffement climatique. Des exemples provenant des prairies de Mongolie, des zones humides et forêts tropicales d’Amérique du Sud ainsi que de la toundra de l’Europe subarctique seront présentés.La rencontre donnera aux journalistes l’occasion d’échanger directement avec des scientifiques et des détenteurs de savoirs autochtones sur les réponses à apporter à la dégradation des écosystèmes et au changement climatique.Des solutions concrètes mises en avant à l’Action Dome seront consacrées aux témoignages d’impact numérique. Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la CNULCD, accueillera officiellement le lancement d’une douzaine de témoignages multimédias consacrés à des expériences réussies de régénération des terres.Ce dispositif mettra en lumière des solutions adaptables aux défis liés à la dégradation des terres et à la sécheresse en Afrique, dans les Amériques, en Asie et au Moyen-Orient, avec le soutien de l’Initiative mondiale du G20 pour la gestion des terres.La collection établit notamment des passerelles entre de grandes initiatives de régénération des paysages, telles que Justdiggit, Instituto Terra, la Fondation Inga et Treedom for Palestine, et les innovations portées par de jeunes éco-entrepreneurs à travers le réseau YECO.La rencontre permettra également de mettre en discussion le rôle de la gestion durable des terres dans le maintien d’une action multilatérale en faveur de la résilience climatique mondiale.Tout au long de la journée, plusieurs événements parallèles viendront compléter les travaux officiels. Ils porteront notamment sur les pâturages et le pastoralisme, la finance, la résilience face à la sécheresse, le régime foncier, la santé des sols ainsi que le lien entre la terre et l’eau.Ces différents espaces de dialogue devraient permettre de rapprocher les négociations internationales des réalités vécues par les communautés, les producteurs, les éleveurs et les collectivités locales.Au-delà du programme du 21 août, la COP17 se projette déjà vers les prochaines étapes de sa deuxième semaine.Quatre grandes journées thématiques sont programmées afin de créer un lien plus étroit entre les négociations, le dialogue politique de haut niveau et les actions concrètes.Le 24 août, la Journée des finances sera consacrée à la mobilisation des investissements publics et privés en faveur de la restauration des terres et de la résilience face à la sécheresse.Le 25 août, la Journée de l’eau mettra l’accent sur le renforcement de la résilience face à la sécheresse et sur la coopération autour du lien entre la terre et l’eau.Le 26 août, la Journée de la terre et des peuples donnera une place particulière aux éleveurs, aux peuples autochtones, aux communautés locales, aux femmes et aux jeunes dans la restauration et la gestion durable des terres.Enfin, le 27 août, la Journée des systèmes alimentaires et de la santé des sols sera consacrée à la promotion de sols sains et de systèmes alimentaires durables, considérés comme des leviers essentiels pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des moyens de subsistance.Cette séquence sera également ponctuée par la publication de plusieurs rapports importants. Dès ce 21 août, le rapport « Réalisations mondiales en matière de restauration des terres 2026 » sera lancé, accompagné des témoignages d’impact numérique.Le 24 août, un rapport sera consacré à l’économie de la restauration des parcours. Le 26 août, deux autres publications sont attendues sur les perspectives mondiales en matière de terres pour les petits États insulaires en développement et les Perspectives mondiales des terres Rapport thématique sur l’Asie centrale.Le 27 août, la publication consacrée à la santé des sols mettra en évidence l’intérêt économique d’investir dans ces fondations essentielles des systèmes alimentaires.À travers le Forum des maires, les conférences de la société civile, les témoignages de terrain et les prochaines journées thématiques, la COP17 cherche ainsi à dépasser le cadre strict des négociations pour aller résolument vers une action territoriale renforcéeL’enjeu des prochains jours sera donc de transformer les engagements politiques en actions, investissements et partenariats concrets, capables de répondre aux défis de la désertification, de la sécheresse, de la dégradation des terres et du changement climatique.À Oulan-Bator, la COP17 entend ainsi confirmer une conviction désormais centrale : la restauration des terres ne pourra réussir sans l’implication des territoires, des communautés, des éleveurs, des peuples autochtones, des femmes, des jeunes et du secteur privé, aux côtés des États et des institutions internationales.Babaclimat Journal Agropasteu

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