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Passer des engagements aux actions concrètes et des projets pilotes au changement d’échelle. C’est le message fort porté lors d’un side event consacré aux « Politiques, partenariats et investissements prioritaires pour le passage à l’échelle de la restauration des parcours en Afrique », organisé en marge de la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD).La rencontre a réuni plusieurs acteurs majeurs engagés dans la préservation des terres pastorales et le développement de l’élevage en Afrique, notamment le Gouvernement du Kenya, l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), la GIZ, le Réseau Billital Maroobé (RBM), le WWF, l’IDOS, l’International Land Coalition (ILC) et l’AU-IBAR.Au cœur des échanges : l’urgence de faire de la restauration des parcours une priorité des politiques publiques et des stratégies d’investissement. Dans de nombreuses régions africaines, les parcours constituent la base des systèmes pastoraux et agropastoraux. Leur dégradation fragilise directement les moyens d’existence des éleveurs, accentue la pression sur les ressources naturelles et compromet la résilience des communautés face aux changements climatiques.Pour les participants, restaurer les parcours ne peut donc plus être considéré comme une intervention ponctuelle ou limitée à quelques territoires. L’enjeu est désormais de changer d’échelle, en mobilisant simultanément les politiques publiques, la science, les connaissances locales, les organisations pastorales, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé.Le side event a également mis en évidence un défi majeur : transformer les engagements politiques en investissements effectivement mobilisés sur le terrain.Les acteurs appellent ainsi à mieux aligner les financements avec les priorités des territoires pastoraux, à renforcer les mécanismes de financement de la restauration des terres et à favoriser des partenariats capables de produire des résultats durables.Cette approche suppose également de reconnaître pleinement le rôle des pasteurs et de leurs organisations dans la gestion durable des ressources naturelles. Leur participation aux décisions, la sécurisation de leurs espaces de mobilité et la valorisation de leurs savoirs constituent des conditions essentielles à la réussite des initiatives de restauration.À Oulan-Bator, le message dépasse donc le cadre d’un simple échange d’experts. Il traduit une volonté de passer d’une logique d’engagement à une véritable logique d’action et d’impact.La restauration des parcours apparaît ainsi comme un investissement stratégique pour l’Afrique : investir dans les terres, c’est investir dans l’élevage, dans les communautés pastorales, dans la sécurité alimentaire et dans la résilience climatique du continent.La COP17 offre ainsi une opportunité de renforcer les alliances et de faire converger les engagements autour d’une ambition commune : restaurer davantage de terres, mobiliser davantage de financements et surtout agir plus vite.Babaclimat Journal Agropasteur Voir moins

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