La disparition de la professeure Martha Kandawa-Schulz, experte namibienne et figure engagée dans les travaux sur la prévention des risques biotechnologiques, a suscité une vive émotion au sein de la communauté internationale réunie à Erevan, en Arménie. Décédée le 23 octobre 2026, elle laisse le souvenir d’une scientifique respectée, reconnue pour son expertise, son engagement et sa contribution à la gouvernance mondiale de la biodiversité.La Conférence des Nations unies sur la biodiversité, qui se tient à Erevan, en Arménie, est marquée par la disparition de la professeure Martha Kandawa-Schulz, de Namibie. Dans un message publié le 25 octobre 2026, le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB) a annoncé son décès, survenu le 23 octobre dans la capitale arménienne, exprimant sa profonde tristesse et adressant ses condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la délégation namibienne.Point focal national de la Namibie pour le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, la professeure Kandawa-Schulz prenait une part active aux travaux internationaux consacrés à la biosécurité. À Erevan, elle assurait la coprésidence du Groupe de contact sur l’évaluation et la gestion des risques liés aux organismes vivants modifiés.Sa disparition intervient ainsi au moment où les négociations internationales sur la biodiversité mobilisent les États autour des enjeux de conservation du vivant, de sécurité environnementale et de prévention des risques associés aux biotechnologies.Une expertise et un engagement salués par ses pairsDans son message, le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique rend hommage à une collègue dont le dévouement, les compétences et le sens du leadership ont contribué de manière significative aux travaux de la Convention et de ses Protocoles, ainsi qu’aux efforts de la communauté internationale en matière de prévention des risques biotechnologiques.Au-delà de ses responsabilités scientifiques et techniques, la professeure Kandawa-Schulz était appréciée pour son esprit de collégialité et sa capacité à travailler avec ses pairs. Son parcours témoigne de l’importance de l’expertise scientifique et de l’engagement des représentants nationaux dans la mise en œuvre des accords multilatéraux relatifs à la biodiversité.Son rôle dans le Groupe de contact consacré à l’évaluation et à la gestion des risques liés aux organismes vivants modifiés illustre également la place des compétences scientifiques dans les discussions internationales visant à concilier les avancées biotechnologiques avec la protection de la santé humaine et de l’environnement.Un hommage à une collègue et à une actrice de la coopération internationaleÀ la suite de cette disparition, la Présidence de la Conférence et le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique ont engagé une collaboration étroite afin d’accompagner la famille de la défunte et la délégation namibienne présente sur place, notamment dans les dispositions nécessaires.Le message officiel associe à cet hommage le Groupe africain, ainsi que toutes les personnes touchées par cette perte. Il rappelle la dimension humaine du travail diplomatique et scientifique international, où les échanges techniques et les négociations reposent aussi sur l’engagement personnel, la confiance et la solidarité entre les délégations.Pour permettre aux participants de lui rendre un dernier hommage, un registre de condoléances a été annoncé à l’entrée 2 du site de la conférence, près de la salle Asie-Pacifique, à partir de 13 heures le lundi 26 octobre 2026.Alors que les travaux se poursuivent à Erevan, la mémoire de la professeure Martha Kandawa-Schulz restera associée à sa contribution aux objectifs communs de la Convention sur la diversité biologique et à son engagement en faveur d’une gestion responsable des enjeux liés à la biodiversité et à la biosécurité.Babaclimat/Journal Agropasteur
