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Mme Fatou Ndoye, la présidente de Suxali Jiggen, du Sénégal a mis en lumière à Abidjan, en Côte d’Ivoire,lors de la Conférence internationale sur la mobilité durable et le climat tenue du 19 au 22 octobre à Abidjan, en Côte les initiatives de l’association en faveur des micro et petites entreprises agroalimentaires, avec une ambition forte :de faciliter leur accès aux solutions énergétiques durables et ouvrir des perspectives pour une filière locale de réparation et de maintenance des équipements solaires au bénéfice des entreprises féminines.La participation de Suxali Jiggen à la Conférence internationale sur la mobilité durable et le climat, a constitué une occasion de valoriser le rôle des femmes dans la transition énergétique et la lutte contre les changements climatiques. À cette rencontre internationale, Fatou Ndoye, présidente de l’association, a partagé les expériences et les initiatives développées par Suxali Jiggen pour accompagner les micro et petites entreprises agroalimentaires dans leur accès à des solutions énergétiques adaptées à leurs besoins.Au cœur de cette démarche figure un enjeu essentiel qui est de permettre aux femmes entrepreneures de renforcer leurs activités économiques tout en s’inscrivant dans une dynamique de transition énergétique. Pour ces petites entreprises, l’accès à des équipements solaires performants, leur utilisation optimale et leur entretien représentent autant de leviers pour améliorer la continuité des activités et favoriser une économie plus durable.Fondée par Fatou Ndoye, lauréate du Prix Solutions Genre et Climat en 2016, l’association Suxali Jiggen, également connue sous le nom de « Femmes en marche », œuvre pour la promotion de l’égalité de genre et le respect des droits des femmes. Son action vise notamment à renforcer leur autonomisation économique et leur participation effective aux instances de décision dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture et du climat.À travers ses initiatives, l’association défend une approche qui place les femmes au cœur des solutions face aux défis environnementaux. Elle entend ainsi démontrer que la transition énergétique ne saurait se limiter à l’introduction de nouvelles technologies : elle doit également créer des opportunités économiques, renforcer les compétences locales et permettre aux femmes de prendre pleinement part aux transformations en cours.Ainsi Suxali Jiggen renforce son engagement concret en faveur de l’autonomisation des femmes à traver une filière locale de maintenance solaire portée par les besoins des entreprises fémininesL’une des perspectives mises en avant par Suxali Jiggen concerne le développement d’une filière locale de réparation et de maintenance des équipements solaires destinée aux entreprises féminines. Cette orientation répond à une préoccupation pratique : garantir un meilleur suivi des équipements, favoriser leur durabilité et faciliter leur utilisation dans les activités agroalimentaires.En coordination avec ses partenaires, l’association mène des actions de proximité auprès des groupements d’intérêt économique (GIE) bénéficiaires. Celles-ci comprennent des formations techniques, des activités de sensibilisation à une gestion responsable de l’eau, le suivi des performances des équipements et une contribution à l’étude de faisabilité d’une filière locale de maintenance.Cette démarche traduit la volonté de Suxali Jiggen de dépasser la seule mise à disposition des équipements pour s’intéresser à leurs conditions d’utilisation, à leur entretien et à leur pérennité. La perspective d’une filière locale pourrait également ouvrir de nouvelles possibilités de formation et d’activité professionnelle, sous réserve des résultats de l’étude de faisabilité et des conditions de sa mise en œuvre.Une dynamique collective pour faire avancer les alternatives féministesAu-delà de la conférence, Fatou Ndoye a également pris part à différents événements parallèles (side events) ainsi qu’aux journées de capitalisation du programme FACE, « Féministes pour des alternatives climat et environnement ».Ces espaces d’échange ont permis de mettre en perspective les expériences, les démarches et les enseignements issus des initiatives portées par les organisations engagées dans la recherche d’alternatives face aux défis climatiques et environnementaux.À cette occasion, la présidente de Suxali Jiggen a tenu à exprimer sa reconnaissance aux équipes de WECF, de Climate Change, de WOMIN ainsi qu’au consortium FACE pour leur engagement et leur contribution à cette dynamique collective.La présence de Suxali Jiggen à Abidjan illustre ainsi l’importance de faire entendre la voix des femmes entrepreneures dans les discussions sur le climat et la transition énergétique. En valorisant les initiatives de terrain et en explorant les conditions de développement d’une maintenance solaire de proximité, l’association entend contribuer à une transition plus inclusive, dans laquelle l’innovation environnementale accompagne concrètement l’autonomisation économique des femmes.À travers cette participation, Suxali Jiggen réaffirme une conviction forte : les femmes ne sont pas seulement les bénéficiaires des politiques climatiques et énergétiques. Elles sont aussi des actrices de terrain, des porteuses de solutions et des partenaires indispensables à la construction d’un avenir plus durable.Babaclimat/ JournalAgropasteur

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