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A Erevan en Arménie ce 26 octobre 2026 la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP17) entame sa deuxième semaine, du 26 au 30 octobre, dans un climat de négociations tendues. Au cœur des discussions ,le financement de la biodiversité, la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des objectifs de protection à l’horizon 2030 et les conditions d’une gouvernance mondiale plus équitable. Pour le Sénégal, la présence du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, marque l’entrée dans une phase stratégique, celle des arbitrages politiques de haut niveau.À Erevan, la deuxième semaine de la COP17 s’ouvre sur une question déterminante : comment mobiliser les ressources financières indispensables pour enrayer l’érosion de la biodiversité d’ici à 2030 ? Près de 200 États prennent part aux discussions et évaluent les progrès accomplis depuis l’adoption, en 2022, du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.Au-delà des engagements affichés, les négociations mettent en évidence les divergences persistantes sur la répartition des responsabilités financières entre les pays développés et les autres contributeurs potentiels. L’élargissement de la base des financeurs figure ainsi parmi les questions sensibles examinées dans le cadre du projet de document final.Pour les pays africains, l’enjeu est majeur. Le continent abrite une biodiversité exceptionnelle, mais la préservation de ce patrimoine naturel nécessite des investissements importants, des mécanismes de financement accessibles et des engagements internationaux prévisibles.C’est dans ce contexte que le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, prend part aux négociations de haut niveau. il participe à cette étape décisive de la conférence, qui doit s’achever le 30 octobre.Au sein du Groupe africain, le Sénégal défend une position axée sur le respect des engagements financiers des pays développés et sur la nécessité de garantir aux pays en développement les moyens d’agir en faveur de la conservation de la biodiversité.Pour Dakar, il ne s’agit pas seulement de fixer des objectifs internationaux, mais aussi de veiller à ce que les pays qui disposent d’une biodiversité riche puissent bénéficier des ressources nécessaires à sa protection et à sa valorisation. La question de l’équité dans l’accès aux financements reste ainsi au centre du plaidoyer sénégalais.Autre dossier suivi de près par la délégation sénégalaise : le mécanisme de partage des avantages découlant de l’utilisation des informations de séquençage numérique des ressources génétiques, notamment à travers le Fonds Cali.Ce mécanisme vise à faire contribuer les utilisateurs de ces informations, en particulier les entreprises qui tirent des bénéfices de leur exploitation, au partage des avantages avec les pays et les populations concernés par la conservation de la biodiversité.Les discussions portent notamment sur les modalités de contribution et sur la capacité du dispositif à générer des ressources significatives au bénéfice de la nature. Le Sénégal défend un mécanisme suffisamment contraignant pour assurer une contribution effective des grandes entreprises, plutôt qu’un système reposant uniquement sur le volontariat.L’issue de ces négociations revêt une importance particulière pour les pays riches en ressources biologiques, qui souhaitent que la valorisation économique de la biodiversité s’accompagne de retombées concrètes pour sa conservation.Dix-huit dossiers prioritaires à l’examenSur le plan technique, la délégation sénégalaise s’appuie sur l’expertise de plusieurs structures nationales, notamment l’Autorité nationale de biosécurité (ANB), la Direction des parcs nationaux (DPN) et la Direction des aires marines communautaires protégées (DAMCP).Ces experts participent aux discussions sur 18 dossiers prioritaires, avec un travail de négociation qui se poursuit ligne par ligne. L’objectif est de défendre les intérêts du Sénégal tout en contribuant à la recherche de compromis sur les principaux enjeux de la conférence.Les débats concernent également la gestion des aires protégées, la conservation des écosystèmes marins et côtiers ainsi que la prise en compte des droits et des besoins des communautés locales qui dépendent directement de ces milieux pour leurs activités et leurs moyens de subsistance.Pour le Sénégal, la protection de la biodiversité ne saurait être dissociée des réalités économiques et sociales des populations. La conservation durable suppose ainsi de concilier préservation des ressources naturelles, valorisation des écosystèmes et participation des communautés à la gestion des territoires.En marge des négociations officielles, le ministre Aliou Gori Diouf participe à plusieurs rencontres stratégiques consacrées à la conservation marine et à la gouvernance internationale des océans.Il a notamment pris part à un événement organisé par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), à une rencontre des BBNJ First Movers, ainsi qu’au briefing ministériel du Groupe africain.Ces espaces d’échange permettent d’aborder les enjeux de coopération régionale, de protection des écosystèmes marins et de mise en œuvre des initiatives internationales relatives à la biodiversité et aux océans.La participation du Sénégal à ces rencontres traduit l’importance accordée à la préservation de son patrimoine marin et côtier, dans un contexte où les pressions exercées sur les écosystèmes nécessitent une coordination accrue entre les États et les acteurs de la conservation.Une dernière semaine bien entamée pour transformer les engagements en décisions à quelques jours de la clôture de la COP17,où les négociations entrent dans leur phase la plus déterminante. Les discussions sur les financements, le partage des avantages issus des ressources génétiques et la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal devront déboucher sur des décisions capables de donner une portée concrète aux engagements internationaux.Pour le Sénégal et les autres pays africains, l’enjeu est de faire en sorte que les ambitions fixées à l’échelle mondiale soient accompagnées de moyens financiers adaptés, de mécanismes de solidarité efficaces et d’une meilleure prise en compte des besoins des communautés locales.À Erevan, cette deuxième semaine ne constitue donc pas seulement la dernière ligne droite d’une conférence internationale. Elle représente aussi un moment de vérité pour la coopération mondiale en faveur de la biodiversité : celui où les engagements doivent se traduire en décisions, en financements et en actions concrètes sur le terrain.La clôture, prévue le 30 octobre 2026, permettra de mesurer la portée des compromis obtenus et la capacité des États à accélérer la mise en œuvre des objectifs mondiaux de protection de la nature à l’horizon 2030.Babaclimat/JournalAgropasreur

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